Une portée de jeunes artistes écossais
Le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne présente le travail d'une quinzaine d'artistes écossais contemporains; le sentiment d'étrangeté et l'inquiétude sont au rendez-vous.
Quatorze plasticiens nés dans les années soixante représentent à Lausanne la scène artistique écossaise. Celle-ci a commencé à s’affirmer voici une dizaine d’années, en marge des métropoles.
Ces quatorze artistes, très divers dans leurs choix techniques et leur sensibilité, ont en commun un certain esprit de revendication et une inquiétude communicative. Alors que leurs aînés mettaient en avant les pouvoirs expressifs de la peinture, ils recourent à la séquence vidéo, à la photographie ou à la peinture pour susciter des questions, auxquelles ils se gardent de répondre.
Les plus connus ont pour noms Callum Innes, qui propose des toiles très construites, sur lesquelles il efface autant qu’il peint, Douglas Gordon, qui se sert du film comme matériau, Christine Borland, dont la vidéo sur les méduses est la seule œuvre relativement apaisante de l’exposition.
Très belles également, les peintures, recouvertes d’un glacis transparent, dues à Graeme Todd; celui-ci parvient à combiner de manière harmonieuse des références éclectiques – la peinture aborigène, l’estampe japonaise ou le paysage romantique.
Bien plus déprimants, les portraits imaginaires de Moyna Flannigan, assez inquiétantes, les photographies d’enfants retravaillées par Wendy McMurdo, très dérangeantes, enfin, les vidéos tournées par Smith et Stewart.
Laurence Chauvy
L’exposition est ouverte jusqu’au 1er avril. Tél. 021/316 34 45.
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