VIP’s micro-trottoir
Expo.02, quelle première impression? Quelles attentes? Les propos de Ruth Dreifuss, Léonard Gianadda, Marco Solari, Raymond Vouillamoz et Pierre Keller.
Expo.02 a ouvert ses portes. Sur les arteplages, en ces premiers jours «expozérodeuziens», les V.I.P. se ramassent à la pelle… L’occasion rêvée, au détour d’une exposition ou d’un stand, de réaliser un petit micro-trottoir de luxe. C’est vrai, qu’en pensent-ils, les notables, de ce vaste et magnifique Machin?
La première impression
Nous sommes à Neuchâtel. Le soleil brille. Les visiteurs semblent joyeux, et admiratifs. Pierre Keller, le bouillonnant directeur de l’Ecole cantonale d’Art de Lausanne, par ailleurs «ambassadeur de l’Expo», connaît l’âme helvétique: «Cela se passe toujours comme ça en Suisse. Les gens sont réticents, critiquent, ils ne sont pas contents, et tout à coup ils prennent la mesure de l’événement, ils y vont, ils y prennent du plaisir et ils deviennent tous des ambassadeurs exceptionnels!»
Entre les immenses «galets» de l’arteplage, voici qu’apparaît la haute silhouette de Léonard Gianadda, créateur et patron de la Fondation Gianadda, à Martigny… «Je suis mauvais critique, car je suis un inconditionnel, un fan. Je sais tellement ce que cela représente d’organiser quelque chose que quand je vais à un spectacle ou à une exposition, je ne vois que ce qui est positif. Alors ici je suis gâté».
Comment visiter Expo.02?
Autre organisateur patenté: Marco Solari, président du Festival International du film de Locarno…«Pour les autres, je suis un être extrêmement organisé. J’ai passé toute une vie à organiser, organiser, organiser. Là, je me laisse traîner, me laisser porter par les vagues, sans aucun programme, sans aucun ‘Palm’. J’espère voir le plus possible de ce qui s’annonce une manifestation extraordinaire».
Raymond Vouillamoz est le directeur des programmes de la TSR. Son besoin de décontraction semble égal a celui de Marco Solari: «J’ai envie d’y revenir avec ma famille, mes enfants, de faire connaître ce bouillonnement suisse. En plus, c’est une région superbe… Quand il fait beau, on se met sur une terrasse et la vie est belle!»
Pierre Keller abonde dans le même sens: «J’y viendrai souvent, et en train. Ce sera l’occasion de faire la fête et de pouvoir boire un peu, sans problème!».
Et même les ministres semblent avoir un besoin urgent de détente: «Je pense aller par petits bouts. Comme je suis assez vite saturée, je procéderai par demi-journées. Et j’ai aussi envie de voir ce qu’il y a autour des expositions: théâtre, musique», déclare Ruth Dreifuss, cheffe du Département fédéral de l’intérieur.
Et leurs attentes?
Boire des coups et se distraire, c’est bien, mais enfin, nos V.I.P ont bien des attentes par rapport à ce gigantesque événement?
Oui, ils en ont. Pierre Keller ou Léonard Gianadda témoignent même d’une conscience nationale aiguë: «J’attends un message sur le plan de la Confédération et des langues. On n’a pas les moyens de creuser le fossé. Il faut le combler, pour autant qu’il existe», précise le Valaisan.
Nettement moins politique, la réaction de… Ruth Dreifuss. Laquelle, quand on lui demande ce qu’elle attend d’Expo.02, répond sans hésiter: «Ah, du plaisir, du fun, comme on dit! De la joie, des rencontres, des surprises, je viens pour me laisser surprendre. Je vais simplement me balader, me baguenauder, flâner à l’Expo!»
swissinfo/Bernard Léchot
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