Willisau, jazz tous azimuts
Le 27e Festival de jazz de Willisau, dans le Canton de Lucerne, se tient de jeudi à dimanche. Avec à la clé une riche déclinaison du mot «jazz».
S’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là. Niklaus Troxler, passionné de jazz et graphiste de son état: c’est lui qui a dessiné toutes les affiches du festival qu’il créa voilà donc 27 ans, dans la petite cité lucernoise.
A l’heure où nombre de festivals «jazz» ont choisi l’ouverture à d’autres genres musicaux, Niklaus Troxler n’a toujours qu’un seul credo: le jazz, dans ses différentes variantes. Mais pas toujours les plus accessibles. Car là aussi, il est d’avis que suffisamment de manifestations jouent la carte du grand public pour que lui puisse se permettre de concocter un menu exigeant, ou en tout cas pointu.
Quatre jours, quatre options
Jeudi, «World music goes jazz»… Le guitariste vietnamien Nguyên Lê et le groupe «Maghreb & Friends» ouvrent les feux, suivis du guitariste Jean-Paul Bourelly et du saxophoniste Archie Shepp, tous deux réunis dans un projet à consonances africaines.
Vendredi, «Samplings», ou quand le jazz se la joue électronique. Pour illustrer le propos, le batteur suisse Jojo Mayer, depuis longtemps émigré à New York, sera présent avec le groupe Nerve, suivis du trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer.
Samedi, et selon une longue tradition «willisauéenne», c’est le principe du duo qui aura la cote. A l’affiche, la pianiste Sylvie Courvoisier et le violoniste Mark Feldmann, le bandonéoniste Dino Saluzzi et le percussionniste Pierre Favre, le clarinettiste Don Byron et le pianiste Uri Caine.
Dimanche après-midi, sous le label «First generation», les aînés, et néanmoins précurseurs en matière de free-jazz, prendront possession de la scène: le percussionniste américain Elvin Jones (74 ans) et sa «Jazz Machine», ainsi que le pianiste hollandais Misha Mengelberg (66 ans). Le soir, ce sont deux dames qui clôtureront cette édition 2001: la chanteuse portugaise Maria Joao, ainsi que la percussionniste Terri Lyne Carrington, dont on a déjà pu entendre le jeu aux côtés de Branford Marsalis, Pat Metheny, Stan Getz ou, Cassandra Wilson, ou Wayne Shorter…
Bernard Léchot
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