L’armée suisse ne veut pas être l’école des skins
Les extrémistes de droite ne sont pas les bienvenus dans l'armée suisse. Le Département fédéral de la défense veut pouvoir s'en débarrasser. Il prépare pour cela des prescriptions qui lui permettront à l'avenir d'exclure de l'armée ceux qui répondront au profil.
Des critères d’exclusion sont en cours d’élaboration, a indiqué dimanche le porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS) Oswald Sigg confirmant une information du SonntagsBlick. Il s’agit avant tout d’extrémistes de droite. Ceux de gauche jouent un nettement moins grand rôle dans l’armée, a ajouté M. Sigg.
Formuler des critères d’exclusion n’est pas chose facile. Et comme il faut en plus ancrer le principe dans la loi, cela prend un certain temps, selon le porte-parole du DDPS. Un groupe de travail du DDPS examine pour l’heure les modifications législatives à réaliser et les mesures de prévention à prendre.
En attendant, l’armée ne reste pas les bras croisés face à l’extrémisme. Aujourd’hui différentes mesures existent déjà pour combattre cette tendance, telles que l’échange intensif d’informations et les recherches scientifiques sur la base du questionnaire rempli par les recrues, explique M. Sigg.
L’extrémisme politique est en outre traité dans le cadre de la
formation des officiers, en particulier des commandants d’école.
Dans son enquête, l’édition dominicale du Blick affirmait que l’armée suisse forme – bien malgré elle – pas moins de 300 skinheads par année.
swissinfo avec les agences
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