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La victoire de Pékin n’est pas une défaite

Les Tibétains de l'exil se sont battus pour faire mieux connaître la réalité de l'occupation chinoise au Tibet. Keystone

A la suite du choix du CIO, le gouvernement tibétain en exil a réagi en le qualifiant de «caution aux violations des droits de l'homme» et l'a condamné. Mais pour les Tibétains de Suisse, la victoire de Pékin peut devenir la leur. Car, d'ici 2008, ils auront le temps de faire entendre leurs voix.

Donc, Pékin l’a emporté au second tour pour organiser les JO de 2008. Et alors, serait-on tenté de dire. Pour le régime chinois, c’est sans aucun doute une victoire, et il aura mis tout son poids dans la balance pour l’arracher.

Ce n’est pas une défaite

Mais ce peut être aussi une victoire à la Pyrrhus. Pour tous ceux qui contestent la légitimité de ce choix, et ils sont nombreux, ce n’est nullement une défaite. Ces dernières semaines, on aura surtout parlé des restrictions aux libertés fondamentales, des exécutions capitales, des inégalités criantes, de la corruption et des atteintes aux droits de l’homme en Chine et au Tibet.

Le Tibet, justement. Les Tibétains de l’exil, en particulier de Suisse, ont été à la pointe de ce combat pacifique et non-violent pour faire mieux connaître encore la réalité de l’occupation chinoise au Tibet. C’est que la Suisse abrite la plus forte communauté tibétaine exilée d’Europe et que la jeune génération a pris le relais.

Dès leur arrivée au début des années 60, les réfugiés tibétains ont dû parer au plus pressé, réapprendre à vivre dans des conditions totalement inconnues. La deuxième génération, elle, s’est adaptée, sans oublier ses racines.

La nouvelle génération, la troisième en fait, a pris conscience de ce que le monde perdrait si on laissait mourir le Tibet sous la botte chinoise, et elle a repris le flambeau pour le respect de la justice et du droit à l’autodétermination.

Après la décision hautement politique du CIO, les sympathisants de la cause tibétaine n’entendent pas baisser les bras: il peut se passer tellement de choses jusqu’en 2008 si l’on n’oublie pas qu’aucune dictature n’est éternelle et si, comme les Tibétains d’ici et d’ailleurs, on se bat pour la liberté et pour le respect des droits de l’homme où que ce soit dans le monde.

Claude Levenson

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