Yverdon théâtre de violence entre jeunes
Deux bandes rivales se sont affrontées mercredi soir à Yverdon-les-Bains. Certains jeunes étaient armés de battes de base-ball ou de barres de fer. Deux policiers ont été blessés. Les principaux meneurs, six personnes, ont passé la nuit sous les verrous.
«Nous avons été informés dans l’après-midi qu’une bagarre était probable entre des jeunes Suisses alémaniques qui se trouvaient en séjour au camping et une bande de jeunes provocateurs de la région d’Yverdon» explique Jean-Christophe Sauterel, porte parole de la police cantonale vaudoise.
Des policiers dans la mêlée
Trois policiers en civil du groupe judiciaire d’Yverdon ainsi que quatre agents de la police municipale sont alors dépêchés sur les lieux.
Mais, malgré leur présence et leurs multiples appels au calme, les échanges verbaux et les insultes fusent entre une trentaine de jeunes bernois, dont douze se réclament de la mouvance «skinhead», et une vingtaine de jeunes «perturbateurs», de différentes nationalités, bien connus des services de police d’Yverdon.
Une bagarre générale finit par éclater vers 23 h 20 sur le parking du Restaurant de la Plage. Pris de boisson et armés de tessons de bouteille, de battes de base-ball ou de barres de fer, les différents protagonistes s’engagent dans une bataille rangée. Pris dans la mêlée, deux gendarmes sont frappés sur la nuque aux moyens d’objets contondants.
Ce n’est que l’intervention énergique de quarante policiers appelés en renfort qui mettra un terme à cet accès de violence. Au total, six jeunes (deux jeunes alémaniques et quatre jeunes d’Yverdon), considérés comme des meneurs, sont arrêtés et emmenés au poste pour la nuit. Ceux-ci sont désormais à la disposition du juge.
Rien d’exceptionnel
«Ce genre de bagarres générales entre bandes de jeunes dans la région d’Yverdon n’est pas quelque chose de nouveau», admet perplexe Maurice Gehri, l’autre porte-parole de la police cantonale.
«Mais que des policiers soient blessés est exceptionnel même si cela est déjà arrivé, poursuit-il. Normalement, nous arrivons sur les lieux lorsque les échauffourées sont terminées ou alors notre simple présence dissuade les gens de se battre», conclut-il.
swissinfo avec les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.