Deux motions pour encadrer l’IA au sein de l’Etat de Vaud
Comme ailleurs dans le monde, le Grand Conseil vaudois s'inquiète de l'évolution rapide de l'intelligence artificielle (IA). Des députés de tous bords politiques ont présenté mardi une motion demandant au Conseil d'Etat de créer une cellule interdépartementale sur l'IA
(Keystone-ATS) Cette cellule devrait, par exemple, élaborer et faire appliquer «des directives cantonales contraignantes» sur l’usage de l’IA parmi les employés de l’Etat. La priorité devrait être donnée aux solutions garantissant l’hébergement des données en Suisse, ou au moins dans l’Union européenne (UE).
Cette cellule devrait aussi accompagner les différents services de l’Etat vers une «intégration réfléchie» de l’IA, mais aussi établir un plan de formation des employés de l’Etat. Un soutien aux communes devrait aussi être proposé.
Le texte rappelle que plusieurs mesures ont déjà été initiées par l’Etat de Vaud. Ces différentes démarches devraient toutefois être complétées par «une structure de gouvernance avec des compétences propres et de moyens dédiés».
«Ce n’est pas une motion contre l’IA, dont il faut tirer parti de manière souveraine et éthique. Mais pour cela, il faut prendre maintenant le train en marche, car celui-ci ne va faire qu’accélérer», a résumé Jean Valentin de Saussure (Vert-e-s), en présentant la motion devant ses collègues.
Définir une stratégie
Une autre motion, complémentaire, a été présentée mardi en lien avec l’IA. Initiée par le PLR Pierre-André Romanens, elle demande notamment au Conseil d’Etat de définir «une stratégie cantonale claire et opérationnelle», d’identifier les services qui seront les plus concernés ces prochaines années, d’anticiper les conséquences sur les effectifs ou encore d’intégrer les investissements et les gains d’efficience attendus dans les budgets.
Ces deux motions ont été renvoyées en commission pour un examen.