Etats-Unis: l’ONU parle de «torture» en cas d’exécution en direct
L'ONU estime qu'une exécution en direct du responsable d'une tuerie aux Etats-Unis constituerait une "forme de punition cruelle, inhumaine ou dégradante". La retransmission "violerait l'interdiction absolue de la torture", a dit vendredi à la presse une porte-parole.
(Keystone-ATS) «Le non-respect de cette interdiction rendrait inévitablement l’exécution arbitraire par nature. Cela entraînerait une violation du droit à la vie», a ajouté cette responsable du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Le haut commissaire Volker Türk a par le passé des exécutions publiques en Afghanistan ou en Iran dans les mêmes termes.
Le président américain Donald Trump a annoncé que le responsable de la tuerie qui avait fait 13 victimes sur la base de Fort Hood au Texas en 2009, Nidal Hassan, condamné à la peine capitale en 2013, serait passé par les armes par un peloton. Jeudi, un responsable du secrétariat américain à la défense avait ensuite précisé que cette exécution serait retransmise en direct.
Psychiatre militaire, Nidal Hasan avait ouvert le feu à Fort Hood pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu’il jugeait «illégale» en Afghanistan et en Irak. Parmi les victimes, douze étaient des militaires. Des dizaines de personnes avaient été blessées.