Genève: pétition contre le dépôt de déchets radioactifs du Bugey
(Keystone-ATS) A Genève, une quinzaine d’associations et de partis ont déposé mercredi matin une pétition contre le dépôt de déchets radioactifs du Bugey (F), à 70 kilomètres en ligne droite du canton. Adressée au Conseil d’Etat et au Grand Conseil, elle demande au gouvernement d’agir, conformément à l’article antinucléaire de la Constitution.
Le dépôt du Bugey doit accueillir pendant 50 ans les déchets de neuf centrales françaises de la première génération, dont celle de Superphénix, à Creys-Malville. «Le caractère provisoire de cette installation est hypothétique. Rien n’a été décidé concernant un autre site. On reporte les risques, dangers et problèmes sur les générations futures», a indiqué Pierre Vanek, au nom du parti Solidarités et de l’association antinucléaire Contratom.
L’article 160 E stipule que les autorités cantonales s’opposent par tous les moyens juridiques et politiques à l’installation de centrales nucléaires, de dépôts de déchets radioactifs et d’usines de retraitement sur le territoire du canton et dans son voisinage. Sept autocollants «Nucléaire non merci» ont été joints à la pétition afin que les conseillers d’Etat se souviennent de cette disposition.
Par ailleurs, les centrales nucléaires suisses ont rempli la première mesure immédiate importante exigée par la Confédération après la catastrophe de Fukushima. Un dépôt externe commun pour le matériel d’urgence a été installé dans un ancien bunker à Reitnau, en Argovie.
Les délais ont été tenus: les quatre sites de production d’énergie nucléaire avaient jusqu’à mercredi pour s’exécuter. Le dépôt, qui comprend notamment pompes, groupes électrogènes d’urgence, câbles, tuyaux et carburant, a été remis à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), indique cette dernière.
Le matériel disponible dans ce bunker est prêt à être transporté par voie aérienne. En cas de catastrophe, des hélicoptères Super Puma de l’armée l’achemineraient sur le lieu d’intervention.