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Harvey Keitel se livre au jeu des questions-réponses à Locarno

L'acteur Harvey Keitel honoré du Lifetime Achievement Award à Locarno. KEYSTONE/ALEXANDRA WEY sda-ats

(Keystone-ATS) Un jour après avoir été honoré du Lifetime Achievement Award, l’acteur Harvey Keitel s’est livré dimanche au jeu des questions-réponses à Locarno. Les 200 places du Spazio Cinema étaient toutes prises une heure avant son arrivée.

A la question de comment sa carrière avait débuté, l’acteur, 77 ans, connu pour son parcours cinématographique avec les plus grands réalisateurs, a répondu: «I was born unknown» (je suis né inconnu).

Depuis, les choses ont radicalement changé, comme l’a montré son apparition à Locarno. Les attentes ne se limitaient pas au public. L’Américain a été assailli à son arrivée par une vingtaine de caméras au point qu’il est monté sur une chaise pour retrouver le contact visuel avec les cinéphiles.

Au chapitre des anecdotes, l’acteur a raconté comment Quentin Tarantino, à l’époque où il était encore inconnu, et avec qui il a tourné plus tard «Reservoir Dogs» (1992), vidait toujours son frigo. Ou quand Martin Scorsese avec qui il a fait «Who’s There Knocking at my Door?» (1967) – pour les deux leur premier film – prononçait toujours son nom «Kiitl» au lieu de «Keitel».

Les scripts ont donné également lieu à des scènes savoureuses: celui d’Abel Ferraras pour le film «Bad Lieutenant» ne faisait que 20 pages malgré la grosse taille des caractères qu’il avait choisie pour allonger le texte. A l’inverse, le scénario de «Smoke» débordait. «Que de mots», s’est dit Keitel, «Paul Auster doit avoir pensé à quelque chose, même si moi je n’ai aucune idée quoi». Le film de Wayne Wang avait reçu en 1995 le prix du public à Locarno.

Outre ces petites histoires, Harvey Keitel a lancé quelques conseils aux jeunes réalisateurs (encore) indépendants: rien ne vaut de loucher sur Hollywood; on peut tourner de bons films partout. Mais Hollywood est une bonne place. Avec l’argent à gagner là-bas, on peut produire les films que l’on veut.

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