John Kerry voit des signes que l’Egypte avance vers la démocratie
(Keystone-ATS) Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré dimanche percevoir des signes de progrès vers la démocratie en Egypte. Une déclaration qui intervient à la veille du procès du président déchu Mohamed Morsi, dans un pays polarisé entre les partisans de l’armée et des Frères musulmans.
Soucieux d’apaiser les relations avec l’armée égyptienne, qui a destitué en juillet le premier président librement élu de l’histoire du pays, John Kerry a qualifié l’Egypte de «partenaire crucial». Il a assuré que la récente suspension d’une partie de l’aide militaire américaine n’est «pas une punition».
Washington «s’engage à travailler ensemble et à poursuivre (la) coopération avec le gouvernement par intérim» égyptien, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse au Caire aux côtés de son homologue égyptien Nabil Fahmy.
«Lutter contre le terrorisme»
Estimant que «les relations américano-égyptiennes ne peuvent être résumées à l’assistance», M. Kerry a ajouté que «l’aide américaine directe au peuple égyptien continuerait pour aider à lutter contre le terrorisme».
De son côté, M. Fahmy qui avait récemment qualifié de «tendues» les relations égypto-américaines a dit «croire après (les) entretiens avec le secrétaire d’Etat américain qu’il y a de bons indicateurs montrant que nous cherchons à reprendre ces relations de façon positive».
Réaction embarrassée
Les Etats-Unis ont réagi de manière embarrassée cet été à l’éviction de Mohamed Morsi, au lendemain de grandes manifestations. Une initiative qu’ils se sont gardés de qualifier de «coup d’Etat» tout en faisant part de leur inquiétude face à l’ampleur de la répression lancée contre les Frères musulmans du chef de l’Etat déchu.
Des centaines de manifestants islamistes ont été tués depuis juillet, les activités de la confrérie ont été interdites, ses avoirs gelés et la plupart de ses dirigeants arrêtés. Quatorze d’entre eux seront jugés dès lundi au côté de M. Morsi, pour «incitation à la violence».