L’ex-boss du Servette FC Marc Roger capitule devant Olivier Maus
(Keystone-ATS) L’ex-patron du Servette FC (SFC) Marc Roger a perdu son bras de fer avec Olivier Maus. Le Français conteste devoir 2 millions de francs à l’ancien mécène du club. Il voulait saisir le Tribunal fédéral (TF) mais ce dernier lui a refusé l’assistance juridique.
Marc Roger, condamné en 2008 pour avoir précipité la faillite du SFC, a dû jeter l’éponge, a indiqué jeudi son avocat Robert Assaël, confirmant une information du site internet de La Tribune de Genève. Les juges de Mon Repos ont estimé que le recours que voulait déposer l’ex-président du SFC n’avait que peu de chance de succès. Ils ont donc rejeté sa demande d’assistance juridique.
L’ancien boss du club grenat aurait pu aller malgré tout de l’avant à condition de verser 12’000 francs. Une somme qu’il affirme ne pas posséder. Marc Roger est ruiné, a confirmé M. Assaël. Un état de fait que le TF a d’ailleurs admis.
Un prêt et non un don
Olivier Maus, un des plus importants contribuables du canton de Genève, réclame à Marc Roger 2 millions de francs. Cette somme comprend une avance de 1,5 million de francs qu’il avait faite avant le naufrage du Servette FC en 2005, afin de permettre au club d’avoir sa licence de jeu, et les intérêts qui courent depuis.
Il a toujours considéré ces 1,5 million de francs comme un prêt que Marc Roger allait devoir lui rembourser lorsque l’homme d’affaires espagnol Lorenzo Sanz ferait son entrée dans le capital de SFC, chose qui ne s’est jamais produite. Marc Roger a affirmé qu’il s’agissait d’un don.
La justice genevoise lui a donné tort. S’alignant sur l’argumentaire d’Olivier Maus, elle a considéré les 1,5 million de francs comme un prêt et a estimé que Marc Roger devait les rembourser.