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L’ex-commandant du Costa Concordia tente de se justifier

(Keystone-ATS) L’interrogatoire de l’ex-commandant du Concordia, Francesco Schettino, s’est poursuivi mercredi devant le tribunal de Grosseto, en Toscane. La justice souhaite comprendre, entre autres, pourquoi il a tardé à ordonner l’évacuation du navire, dont le naufrage en janvier 2012 a fait 32 morts.

Le procureur Alessandro Leopizzi a tenté, comme la veille, de mettre l’ex-capitaine face à ses contradictions, sur la scène du théâtre moderne de Grosseto, où le tribunal s’est installé pour permettre au public le plus large de suivre ce procès.

Francesco Schettino, voué aux gémonies par les Italiens pour avoir abandonné son navire, est accusé de multiples homicides, abandon de navire et dommages à l’environnement.

«Pourquoi ne pas avoir tout de suite lancé l’alerte générale», lui a demandé le procureur Alessandro Leopizzi. «Je voulais faire arriver le navire le plus près possible de l’île» avant de donner l’alerte, pour éviter que, pris de panique, «les gens ne se jettent à l’eau», a répondu l’accusé.

Fiabilité des informations

Le procureur a alors souligné que les informations parvenant de la salle des machines indiquaient clairement que le navire était en train de couler, sans aucune propulsion possible.

M. Schettino a répondu qu’il doutait de la fiabilité du rapport de son officier machines. Mardi, il a accusé son équipage de ne pas l’avoir suffisamment informé avant l’impact fatal contre un rocher près de Giglio.

Il a aussi affirmé s’être approché si près des côtes pour faire plaisir à des membres d’équipage originaires de l’île, et non à Domnica Cemortan, jeune passagère moldave qui entretenait alors une relation avec lui et se trouvait ce soir-là sur la passerelle.

De toute façon, «j’étais certain» à ce moment-là de la flottabilité du Concordia, même avec trois compartiments immergés, et de sa capacité, grâce au vent, de se rapprocher de la côte.

«Je connaissais parfaitement la dérive du navire, je connaissais bien le Concordia, je voulais parvenir à rapprocher le navire de l’île et ensuite lancer l’alerte générale», a-t-il expliqué.

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