La chaîne de télévision bilingue TB2 succède à TeleBielingue
TeleBielingue va renaître sous un autre nom et avec une nouvelle formule dès le 12 octobre. La chaîne de télévision bilingue biennoise qui s'appelle désormais TB2 veut diffuser moins d'émissions d'informations classiques et davantage d'histoires du quotidien.
(Keystone-ATS) Privée de concession au profit de Canal B, TeleBielingue a mis un terme à ses activités fin juin après 27 ans d’existence. Mais elle n’a pas cessé d’émettre durant l’été, rediffusant certaines de ses émissions. Cette période a été mise à profit pour élaborer un concept de nouvelle télévision propriété de Gassmann Media.
«Le lundi 12 octobre, la nouvelle chaîne va démarrer avec une grille provisoire afin de présenter l’avenir de TB2 aux téléspectateurs», a expliqué à Keystone-ATS Maxence Giebel, directeur des programmes. Au cours des premières semaines, une émission d’une heure, soit 30 minutes en allemand et autant en français, sera produite quotidiennement.
Le nouveau studio, au Communication Center à Bienne, a été inauguré il y a une semaine par le président de la Confédération Guy Parmelin.
Grille provisoire
Au programme, un journal télévisé de 5 à 6 minutes plus allégé que sur TeleBielingue et la présentation de TB2. «Le public pourra aussi retrouver des émissions très appréciées de TeleBielingue», précise Maxence Giebel. Il s’agit d’un format provisoire appelé à évoluer, la chaîne jugeant insuffisante une demi-heure de programme par langue.
«Nous voulons un contenu qui parle du bilinguisme vécu avec des informations qui racontent notre région», relève Maxence Giebel. L’objectif pour la chaîne est de s’élargir vers les domaines de la culture, du divertissement et du sport. Pour atteindre cet objectif, TB2 peut compter sur 16 collaborateurs contre encore 50 à TeleBielingue.
Plus d’obligations
Avec la perte de la concession, qui s’accompagnait d’une subvention de 3,7 millions de francs, la chaîne n’est plus liée à un cahier des charges imposé par l’Office fédéral de la communication (OFCOM) et donc libérée de toute obligation sur le contenu des programmes. «Nous sommes plus libres de choisir des sujets et de les approfondir».
TB2 veut continuer à informer mais aussi traiter des sujets plus en profondeur, raconter des histoires du quotidien et proposer des formats plus longs et contextualisés. La grille définitive des programmes n’a pas encore été définie.
«On a vraiment décidé de voir ce projet un peu comme une start-up, ça veut dire qu’au début il y a un certain investissement de la maison Gassmann», relève le directeur des programmes. TB2 devra ensuite trouver des moyens pour son financement, notamment par la publicité et le sponsoring. «Mais l’on y croit et l’on sent que beaucoup de gens se réjouissent de découvrir TB2». Le budget s’élève à ce stade à environ 1,5 million de francs par année.
La plus grande liberté dont dispose désormais la chaîne dans la conception du programme est à l’origine du changement de nom. L’ancienne dénomination, référence à Biel et au bilinguisme, ne correspondait plus à l’objectif de davantage d’ouverture et de modernité. «Avec TB2, on respecte aussi notre histoire», confie Maxence Giebel.