La Chine, 1er pollueur, va lancer un marché national du carbone

Pollution sur Hong Kong KEYSTONE/EPA/ALEX HOFFORD sda-ats

La Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, a dévoilé mardi un projet de marché national du carbone. Il devrait devenir la principale plate-forme d'échanges de quotas d'émissions de la planète.

Le pays consomme chaque année davantage de charbon que toutes les autres nations réunies. Il est encore très dépendant de l'énergie fossile pour le chauffage et la production d'électricité.

"Le lancement du marché du carbone chinois montre l'engagement croissant dans le monde pour fixer un prix à la pollution et pour diriger les investissements vers les technologies propres", a réagi Femke de Jong, directrice des politiques à Carbon Market Watch, un organisme d'observation du marché du carbone.

La Chine est le premier investisseur planétaire dans les énergies renouvelables. Elle pourrait également devenir un meneur mondial dans la lutte contre le changement climatique, suite au retrait annoncé des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, signé en 2015.

Changer la donne

Le marché du carbone dévoilé par la Commission nationale pour la réforme et le développement (NDRC) - l'agence chinoise de planification économique - pourrait changer drastiquement la donne pour les fournisseurs d'énergie et les industries énergivores en Chine.

"L'objectif de ce programme est de diminuer les rejets de gaz à effet de serre", a indiqué Zhang Yong, le vice-président de la NDRC. "Nous cherchons à réduire les émissions grâce à des mécanismes basés sur le marché."

Date de lancement pas connue

La commission n'a pas précisé à quelle date sera lancé ce marché national du carbone. Mais la priorité sera de mettre en place ce système dans le secteur très polluant de la production d'électricité, où quelque 1700 compagnies ont émis plus de 3 milliards de tonnes de carbone, a cependant souligné la NDRC.

Le programme chinois a été élaboré grâce aux enseignements tirés de sept marchés au carbone déjà existant aux niveaux provincial et municipal.

"Rien qu'avec les échanges de droits d'émissions réalisés dans le secteur de la production d'électricité, on dépassera déjà, en volume, celui de l'ensemble des autres pays du monde", a souligné Li Gao, un responsable du service changement climatique à la NDRC.

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