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La menace de pandémie de grippe subsiste malgré dix ans d’efforts

Les virus se répandent par les oiseaux sauvages ou domestiques (archives). KEYSTONE/EPA DPA/ROLAND WEIHRAUCH sda-ats

(Keystone-ATS) La menace de pandémies de grippes dans le monde n’est pas éteinte malgré dix ans d’efforts de l’OMS pour améliorer la vaccination. De 150’000 à 500’000 décès sont constatés en moyenne chaque année, a dit jeudi à Genève l’institution.

«Nous sommes assurément mieux préparés» qu’il y a dix ans, a dit devant la presse la sous-directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Marie-Paule Kieny. Mais il reste beaucoup à faire, selon elle.

De trois à cinq millions de cas d’infections humaines sont observés de décembre à mai, a dit une responsable du département des pandémies à l’OMS, Wenqing Zhang. Les virus circulent par les oiseaux sauvages ou domestiques. De la grippe aviaire aux autres souches, 17 types et 11 sous-types peuvent être combinés.

Le Plan d’action mondial pour les vaccins contre la grippe (GAP) a été lancé en 2006. La production de vaccins est passée de 1,5 alors à 6,2 milliards de doses en 2015. C’est près de quatre milliards de doses de moins que l’objectif fixé pour immuniser 70% de la population mondiale.

Réunion à Genève

En 2006, aucun pays à revenu intermédiaire ou bas n’avait de capacité de production dans ce domaine. Ils sont désormais une quinzaine. Mais le dispositif en Afrique reste problématique, a dit un membre du groupe consultatif du Plan d’action, William Ampofo.

Le nombre de politiques nationales de vaccination est passé de 74 à 115. La distribution a augmenté, notamment sur le continent américain, mais a baissé en Europe. Côté animaux, les conditions de production de vaccins ne sont pas les mêmes, explique Mme Kieny.

Mardi et mercredi, une centaine de représentants gouvernementaux, de producteurs de vaccins ou de donateurs se sont réunis à Genève. Ils ont établi comme priorités la vaccination saisonnière, la capacité de production et la recherche de vaccins, mais aussi la disponibilité et la distribution en cas de pandémie.

Il faut «comprendre pourquoi des médecins ne recommandent pas la vaccination», dit Mme Kieny. Elle rejette toute responsabilité dans la décision de pays nordiques de mener une campagne massive avec le vaccin Pandemrix qui a abouti en 2011 à des problèmes pour plus de 100 personnes. L’OMS ne préconisait qu’une vaccination des travailleurs de santé et des personnes à risque, dit Mme Kieny.

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