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Les affaires troubles de deux banques suisses au Brésil

Une officine de change dans le quartier des affaires de Rio.

(Keystone)

Les deux géants bancaires UBS et Credit Suisse sont dans le collimateur de la police fédérale brésilienne, qui enquête sur un vaste réseau de fraude fiscale et de blanchiment d'argent.

Deux banquiers suisses ont été appréhendés mardi dans le cadre d'une vaste opération menées sur quatre Etats du pays. Les sommes en jeu dépasseraient le demi milliard de dollars.

Près de 300 agents mobilisés dans les quatre Etats de Sao Paulo, Rio de Janeiro, Bahia et Amazonas, 45 perquisitions, 19 arrestations et des saisies de reals et de dollars en liquide pour l'équivalent de plus de 4 millions de francs suisses: la police fédérale brésilienne a frappé fort mardi.

Au centre du réseau de fraude ainsi démantelé, trois banques étrangères dont deux suisses, soit UBS, une filiale du Credit Suisse et une autre du groupe financier américain AIG.

Pour les enquêteurs brésiliens, ces trois établissements étaient les «organisateurs» du système. Quant aux deux Suisses arrêtés, ils «parcouraient le Brésil pour recruter des clients et agissaient avec l'autorisation de leurs institutions», comme l'a déclaré Ricardo Andrade Saadi, coordinateur de l'opération policière.

Et de préciser que les personnes arrêtées seront accusées de gestion frauduleuse, trafic de devises, blanchiment d'argent, fraude fiscale et association de malfaiteurs. Toutefois, elles n'ont pas encore été formellement inculpées, puisque le droit brésilien permet de les maintenir en détention sans accusation durant cinq jours.

Un précédent

Mardi, l'UBS avait confirmé qu'un de ses collaborateurs avait été arrêté lors d'un voyage d'affaires au Brésil. L'homme travaille en Suisse dans la division «Wealth Management & Business Banking». L'autre Suisse est un employé de Clariden Leu, a confirmé merdredi le porte-parole de cette filiale du Credit Suisse.

L'enquête aurait prouvé l'envoi d'argent illégal vers les deux banques helvétiques pendant six mois pour des montants de 3,4 à 4 millions de dollars par mois.

En mars 2006 déjà, un cadre du Credit Suisse avait été arrêté à Sao Paulo alors qu'il s'apprêtait à monter dans un avion pour Zurich. Dans le cadre d'une opération baptisée «Switzerland», le département gestion du patrimoine du numéro deux bancaire helvétique avait été placé sous surveillance pendant quatre mois.

Le banquier suisse était accusé d'évasion de devises et de blanchiment d'argent «d'origine douteuse».

swissinfo et les agences

Au nez et à la barbe du fisc

Dans le cadre de l'opération «Kaspar II» la police fédérale brésilienne a procédé mardi à l'arrestation de 19 personnes, soit 11 hommes d'affaires, cinq agents de change et trois représentants de banques étrangères, dont deux Suisses.

Ceux-ci travaillaient pour UBS, Clariden Leu (filiale du Credit Suisse) et le groupe américain AIG, plus gros assureur mondial. Il leur est reproché d'avoir recruté des clients au Brésil pour leurs trafics illégaux.

Connu sous le nom de «Dollar Cable», le système fonctionne de la manière suivante: une entreprise change de grandes quantités de reals brésiliens en dollars dans de petites officines de change, sans les déclarer au fisc. Les cambistes déposent ces sommes à l'UBS, chez Clariden Leu ou chez AIG, où ils ont des contacts personnels. Ces dollars servent ensuite à acheter des marchandises aux Etats-Unis ou en Chine, ou restent en dépôt sur des comptes dans ces banques étrangères.

Selon la police, ce système aurait fait perdre à l'Etat brésilien 573 millions de dollars (650 millions de francs suisses) de recettes fiscales dans les 18 derniers mois.

L'opération «Kaspar II» fait suite à deux coups du filet du même type effectuées depuis un an et baptisés «Operation Switzerland» et «Opération Kaspar I».

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