Entre 160’000 et 480’000 personnes dans la rue mardi en France
Au total, 161'500 personnes ont défilé mardi en France pour une nouvelle journée de mobilisation des lycéens, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Les deux cortèges organisés à Paris ont réuni 41'500 à Paris, selon lui.
(Keystone-ATS) Dans un message transmis à la presse, l’intersyndicale des organisations étudiantes et lycéennes avait revendiqué un peu plus tôt environ 480’000 personnes sur l’ensemble du territoire.
Mardi dernier, lors d’une précédente journée de manifestations, entre 266’000 (selon les autorités) et 450’000 manifestants (selon les organisateurs) avaient été recensés dans l’Hexagone, dont entre 56’000 et 100’000 dans la capitale.
Contre le «tri social»
Le cortège parisien, à l’appel d’organisations syndicales d’enseignants et de jeunesse, a défilé derrière une banderole proclamant «lycéen.nes et étudiant.e.s mobilisé.e.s pour le droit à étudier. A bas le tri social et raciste».
La manifestation devant rallier la place d’Italie aux Invalides a débuté dans le calme, en présence d’une dizaine de responsables Insoumis, dont leur chef de file Jean-Luc Mélenchon, acclamé.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, présente à la manifestation parisienne, a assuré à BFMTV que «tant qu’il n’y a pas de réponse aux revendications, la mobilisation va continuer», avec en ligne de mire les multiples rassemblements prévus samedi sur le pouvoir d’achat.
«Gilets jaunes»
«Nous ne lâcherons rien et nous ne braderons rien. Nous vous appelons massivement à rejoindre le mouvement des ‘gilets jaunes’ samedi pour enfin faire vivre cette convergence des luttes», a lancé le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani, en début de cortège à Paris.
La présidente de l’organisation étudiante la Fage, Suzanne Nijdam, a de son côté redit attendre du gouvernement des «annonces, un chèque, un budget».
Tensions dans un autre cortège parisien
Le second cortège parisien, organisé à l’appel de plusieurs organisations et syndicats, dont le NPA, Solidaires étudiants ou encore Le Poing Levé, a rassemblé plusieurs milliers de manifestants allant de l’Hôtel de Ville vers Port-Royal, scandant d’emblée des chants hostiles à la police.
La tension est montée en fin d’après-midi avec des voitures brûlées et du mobilier urbain dégradé, a observé un journaliste de l’AFP.