OFSP: cheval découvert dans cinq échantillons de viande «pur boeuf»
(Keystone-ATS) L’Office fédéral de la santé publique a découvert de la viande de cheval dans des produits vendus en Suisse censés contenir uniquement du boeuf. Sur 247 échantillons analysés ces dernières semaines, cinq intégraient des petites quantités de cheval, indique l’Office mardi.
Les aliments concernés totalisaient entre 2,3 % et 8 % de viande équine, précise l’OFSP dans un communiqué. Ils ne présentent toutefois aucun danger pour la santé. Trois des cinq produits incriminés ont été retirés du marché, a expliqué à l’ats le responsable de la division Sécurité alimentaire de l’Office fédéral, Michael Beer. Il a évoqué de la charcuterie et des produits transformés.
Pas de noms
Les chimistes cantonaux concernés sont en contact avec les fabricants des deux autres denrées, a-t-il ajouté, se refusant toutefois à donner des noms. Comme les analyses sont basées sur des échantillons et non pas sur l’ensemble des produits vendus, «cela conduirait à une distorsion du marché».
Les analyses suisses ont démarré en février après la découverte dans plusieurs pays de viande de cheval non déclarée dans des produits transformés, notamment des lasagnes.
Traces de médicaments
L’Office de la santé publique et les laboratoires cantonaux ont par ailleurs examiné au total 117 morceaux de viande chevaline, à la recherche de résidus de médicaments vétérinaires. Du phénylbutazone avait été découvert début mars dans une entrecôte importée du Canada. Les analyses n’ont toutefois pas relevé d’autres irrégularités.
La Suisse a transmis ces données à la Commission européenne. Fin avril, les résultats et les mesures à prendre feront l’objet d’une discussion à l’échelle européenne, précise aussi le communiqué.
Les tests pratiqués dans l’UE ont permis de déceler de la viande de cheval dans moins de 5 % de produits censés intégrer du boeuf, a fait savoir mardi la Commission européenne.
Réunion attendue
Sur les échantillons contrôlés, 0,5 % de la viande chevaline intégrait par ailleurs du phénylbutazone.
Un Comité constitué de représentants des Etats membres doit lui se prononcer vendredi sur l’opportunité de prolonger le plan d’action européen, cofinancé à 75 % par la Commission.
L’OFSP estime que les résultats suisses sont «rassurants». Il rappelle que les chimistes cantonaux vont poursuivre, dans le cadre des contrôles usuels, les analyses visant à établir l’espèce animale utilisée dans les produits transformés et à détecter les résidus de médicaments vétérinaires dans la viande.