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Les médias donnent moins souvent la parole aux politiciennes

Les politiciennes suisses se sont mobilisées cette année pour motiver les femmes à se porter candidates aux élections législatives de ce dimanche. © Keystone / Peter Klaunzer

C’est la première fois que les femmes sont aussi nombreuses à se porter candidates aux élections fédérales. 41% de politiciennes sont en lice pour obtenir un siège au Parlement le 20 octobre. Leur présence dans les médias ne suit toutefois pas cette tendance.

Ce contenu a été publié le 14 octobre 2019 - 16:04

Les femmes se mobilisent en Suisse pour faire entendre leur voix et obtenir davantage d’égalité à tous les niveaux de la société. Cette année a été marquée par la grève des femmes du 14 juinLien externe, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes dans toute la Suisse.

L’une des revendications est une meilleure représentation des femmes au niveau politique. L’action «Helvetia appelleLien externe» a été lancée pour encourager les politiciennes à se porter candidates lors des élections législatives de ce dimanche. Et la campagne semble avoir porté ses fruits: jamais autant de candidates ne se sont lancées. Les femmes représentent 41% des politiciens inscrits sur les différentes listes électorales.

Pourtant, les médias n’ont pas suivi la tendance. Ils donnent toujours bien plus largement la parole aux hommes, relève une étude du Digital Democracy LabLien externe de l’Université de Zurich. Les chercheurs ont examiné tous les articles sur la politique suisse parus cette année dans la presse écrite et les médias en ligne.

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Résultat: les politiciennes sont encore davantage sous-représentées dans les médias qu’à la Chambre basse du Parlement (où la part des femmes atteint 32% actuellement). C’est particulièrement flagrant au niveau du Parti libéral-radical (PLR, droite) : 42% des candidats sont des femmes, seulement 30% d’entre elles ont été mentionnées dans les médias. Même constat au Parti démocrate-chrétien (PDC, centre droit): 40% de candidates, mais seulement 27% ont pu se prononcer dans les médias.

Les journaux, radios, télévisions et sites d’informations accentuent donc la sous-représentation féminine, en concluent les chercheurs.

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