Remplacement des vannes de garde du barrage de Rossens (FR) en vue
L'énergéticien Groupe E réalise une campagne de reconnaissance subaquatique au barrage de Rossens (FR). L'opération est conduite en vue du remplacement des deux vannes de garde situées au pied de l’ouvrage. Leur remplacement interviendra en deux étapes, en 2028 et 2029.
(Keystone-ATS) Les vannes se situent dans la partie inférieure du barrage, à une altitude de 616 mètres sur mer, alors que le niveau maximal d’exploitation du lac de la Gruyère atteint 677 mètres, a indiqué vendredi Groupe E. Elles font partie des organes de sécurité permettant l’évacuation des crues et la vidange du réservoir.
Datant de 1948, les équipements doivent être remplacés en raison de leur âge et de signes d’usure, précise le communiqué de l’entreprise active principalement dans les cantons de Fribourg et de Neuchâtel. Les reconnaissances combinent des interventions de scaphandriers spécialisés et des relevés effectués au moyen d’un robot sous-marin.
Pour une semaine
Les opérations sont menées par HydroKarst, entité spécialisée dans les travaux subaquatiques de Sugiez (FR), avec la société sédunoise HydroExploitation pour les relevés réalisés par robot. La phase d’inspection subaquatique se poursuit jusqu’à mercredi. Le démontage et le repli du matériel sont prévus les 17 et 18 septembre.
Les opérations nécessitent la fermeture temporaire de la route sur le couronnement du barrage. La campagne permet de vérifier les dimensions et l’état des zones concernées, de contrôler les futures surfaces d’appui d’un obturateur étanche et d’anticiper les conditions de mise en place de cet équipement.
Gestion des crues
Des éléments qui sont indispensables pour préparer les travaux à venir. Les deux vannes ne peuvent pas être remplacées simultanément, afin de maintenir en permanence les fonctions de sécurité de l’aménag.ment, à savoir la gestion des crues.
Pour éviter un fort abaissement du lac de la Gruyère, Groupe E prévoit ainsi de poser un obturateur étanche côté lac, poursuit le communiqué. La solution permettra d’isoler temporairement la prise de la vidange de fond pendant les travaux.
Groupe E, qui sort d’une importante restructuration, est le fruit de la fusion en 2005 des Entreprises électriques fribourgeoises (EEF) avec Electricité neuchâteloise (ENSA). L’Etat de Fribourg contrôle à plus de 80% l’entreprise qui emploie 2250 personnes.