Sondages d’opinion: le Conseil national renonce à légiférer
(Keystone-ATS) Le Conseil national renonce à légiférer sur les sondages d’opinion. Suivant le gouvernement, il a rejeté mercredi de justesse et avec des majorités de circonstance une initiative parlementaire de l’UDC et une motion de commission soutenue par la gauche.
Christoph Mörgeli (UDC/ZH) avait mis le feu aux poudres après les sondages de gfs.bern diffusés par la SSR ayant prédit à tort l’échec de l’initiative contre les minarets fin 2009. Le conseiller national voulait interdire aux diffuseurs titulaires d’une concession de réaliser ou de publier des enquêtes d’opinion avant une votation ou une élection.
Ce que propose M. Mörgeli est «simpliste et excessivement restrictif», a dit son collègue Andreas Gross (PS/ZH) au nom de la commission. Il ne s’agit pas d’interdire à la SSR de diffuser des sondages ou de la sanctionner, un travail de réflexion plus global s’impose.
Les enquêtes à la sortie des urnes montrent que les votes sont influencés par une foule d’autres raisons, a relevé la chancelière de la Confédération Corina Casanova. Selon elle, le Conseil fédéral s’en remet aux forces d’autorégulation de la branche.