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Syrie: la Conférence de paix démarrera à Montreux, et non Genève

(Keystone-ATS) La conférence de paix sur la Syrie, qui doit s’ouvrir le 22 janvier, débutera à Montreux, et non pas à Genève comme initialement prévu. Des rencontres diplomatiques se tiennent actuellement entre les différents acteurs du conflit pour préparer ce sommet.

«Pour des raisons logistiques déjà mentionnées dans le passé, la conférence internationale sur la Syrie aura lieu à Montreux», a déclaré devant la presse Khawla Mattar, porte-parole de l’émissaire international Lakhdar Brahimi. La conférence, baptisée Genève-2, sera présidée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, en présence des pays invités.

Il y aura ensuite «une pause, puis la conférence reprendra le 24 janvier au Palais des Nations à Genève», où les deux délégations syriennes se rencontreront en tête à tête pour démarrer les négociations de paix aux côtés de M. Brahimi, a précisé Mme Mattar. La durée des négociations sera décidée par les délégations syriennes avec M. Brahimi lors de la réunion du 24 janvier.

Front uni

En vue de cette conférence, des représentants des Kurdes syriens étaient réunis mardi au Kurdistan irakien pour tenter d’aplanir leurs différends et présenter un front uni, a annoncé un responsable.

Les deux principaux groupes kurdes de Syrie – le Conseil du peuple du Kurdistan-Occidental (CPKO) et le Conseil national kurde (CNK) – sont en désaccord depuis que le premier a annoncé, sans l’accord du second, la création d’une administration autonome de transition dans les zones à majorité kurdes du nord-est du pays.

Rencontre avec le Front islamique

De son côté, Washington, qui cherche à élargir la représentation de l’opposition à Genève-2, a confirmé la possibilité d’une rencontre avec le Front islamique syrien, qui fédère six grands groupes rebelles. Selon des responsables du département d’Etat, ces discussions pourraient inclure des représentants des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni.

Par ailleurs, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée de superviser la destruction de l’arsenal syrien, se réunissait mardi afin de valider les derniers détails de ce plan de destruction. Des retards sont toutefois de plus en plus probables.

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