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Le chef de la Coalition de gauche radicale, Alexis Tsipras, a été chargé mardi par le président grec de former un gouvernement de coalition, après l'échec des conservateurs. Le jeune leader a exclu de se plier aux plans européens de sauvetage et a menacé de nationaliser les banques.

"Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire", a estimé Alexis Tsipras. Le chef de file de Syriza a également préconisé de placer les banques sous le contrôle de l'Etat et souhaité qu'une commission internationale enquête sur le caractère légal de la dette publique grecque.

Mais cette position inflexible réduit les chances de trouver une issue rapide à l'impasse politique dans laquelle est plongée le pays depuis les élections législatives de dimanche, qui ont morcelé les forces au sein de la Vouli (parlement).

Au vu de la composition arithmétique du nouveau parlement, la mission confiée au jeune radical de gauche paraît impossible. Le pays, qui continue de s'enfoncer dans la crise, pourrait être contraint d'organiser de nouvelles élections dès le mois de juin, estiment la plupart des commentateurs.

Score triplé

Syriza, la formation d'Alexis Tsipras, a émergé des urnes comme le principal parti d'opposition en Grèce après un triplement de son score par rapport à celui de 2009. Il a mené une campagne entièrement opposée aux mesures d'austérité et demandé un arrêt d'une partie du paiement de la dette.

A 37 ans, le plus jeune chef d'un parti politique grec aura du mal à constituer une majorité, avec un parlement marqué par un émiettement sans précédent des forces politiques, qui a eu raison lundi des efforts menés par le conservateur Antonis Samaras.

Exaspérés par la récession et l'austérité, les électeurs grecs ont lourdement sanctionné dimanche les deux grands partis au pouvoir, la Nouvelle Démocratie (ND, droite) et le Parti socialiste (Pasok).

ATS