Triazole: le combat judiciaire se poursuit pour Lausanne
La ville de Lausanne ne peut toujours pas avoir accès au dossier dans la procédure administrative portant sur un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Les entreprises visées du site chimique de Monthey (VS) ont déposé un nouveau recours au Tribunal cantonal valaisan.
(Keystone-ATS) «Ce nouveau recours contredit en actes leur communication lénifiante. Il ne vise qu’à nous maintenir dans l’aveuglement quant à l’origine de la pollution et aux mesures envisagées pour y remédier», déclare vendredi le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand, cité dans un communiqué.
Pour rappel, en été 2025, des analyses ont révélé un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Selon le Swiss Centre for Applied Human Toxicology (SCAHT), ces concentrations ne présentent toutefois pas de risque majeur pour la santé et l’eau lausannoise peut être consommée normalement, sans restrictions particulières.
Accès à la procédure
La ville de Lausanne, plus précisément son Service de l’eau, tient à participer à la procédure administrative conduite en Valais afin d’obtenir les informations nécessaires pour déterminer les mesures à prendre pour rétablir durablement la qualité de l’eau. Elle souhaite aussi assurer la transparence quant à l’origine de cette pollution.
Fin 2025, la ville de Lausanne et les distributeurs d’eau vaudois qu’elle représente ont obtenu la qualité de partie civile dans cette affaire. En mars 2026, Syngenta Crop Protection SA et CIMO Compagnie industrielle de Monthey SA ont recouru contre cette décision auprès du Conseil d’Etat valaisan, qui a jugé leur recours irrecevable.
Les deux entreprises ont alors recouru le 9 juillet auprès du Tribunal cantonal valaisan. Par cette démarche, elles entendent une nouvelle fois contester la participation du Service de l’eau à la procédure administrative et entraver l’exercice de ses droits de partie, déplore la ville de Lausanne.