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Des Suisses portent la querelle olympique au coeur de Moscou

A Moscou, huit militants ont été arrêtés, dont cinq Suisses. Keystone

A quelques heures de l'annonce, vendredi, du choix officiel du site pour les jeux olympiques d'été 2008, des militants suisses et tibétains portent la contestation au coeur de Moscou. Les manifestants ont été arrêtés par la police russe.

Rarement le choix d’une éphémère capitale olympique aura suscité autant de remous. Depuis que les fuites soigneusement calculées du Comité international olympique (CIO) laissent prévoir que Pékin est favorite en raison des préférences marquées du président sortant du CIO – Juan Antonio Samaranch -, l’opinion se mobilise de plus en plus.

Le CIO doit choisir vendredi quelle sera la ville organisatrice de ces olympiades. En plus de Pékin, Toronto, Paris, Osaka et Istanbul sont en lice.

Importante communauté tibétaine en Suisse

Dissidents et démocrates chinois accompagnent les Tibétains dans leurs protestations pacifiques, soutenus par des milliers de sympathisants actifs en Europe comme aux Etats-Unis et ailleurs.

Et si des citoyens helvétiques sont de la partie, c’est que la communauté tibétaine exilée en Suisse depuis les années 60 est la plus importante d’Europe avec quelque 2300 membres.

Les jeunes surtout se mobilisent dans l’espoir que leur pays recouvrera un jour sa liberté. Ils n’hésitent pas à faire entendre leur voix, en se bornant toutefois à des gestes spectaculaires certes, mais non-violents.

A Moscou, huit militants ont été arrêtés, dont cinq Suisses. Ils avaient déployé une banderole longue de cinq mètres sur deux de haut, sur laquelle des impacts de balles figuraient les anneaux olympiques. Ce qui n’est évidemment pas forcément du goût d’un pouvoir autoritaire.

«Il ne peut pas y avoir de Jeux réussis en Chine. Les droits de l’Homme n’y existent pas», a déclaré Yangzom Brauen, présidente du Congrès tibétain de la jeunesse en Europe.

Quelques minutes plus tard, la police l’emmenait vers un bus où elle a rejoint d’autres manifestants dont son père et Karma Yeshi, président de Congrès tibétain de la jeunesse, un organisme basé en Inde.

De plus en plus nombreux, les sympathisants de la cause tibétaine éveillent des échos croissants dans l’opinion mondiale, ce qui leur fait dire que même si Pékin remporte cette fois la timbale, cela leur donnera sept ans jusqu’aux jeux pour ne pas lâcher les baskets des responsables chinois.

Plus que jamais, ils pourront exiger que le respect des droits de l’homme au Tibet comme en Chine. Quitte à s’en offusquer, les autorités chinoises ne peuvent l’ignorer.

Claude Levenson

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