Yvan Perrin est d’attaque pour viser l’exécutif neuchâtelois
(Keystone-ATS) Candidat à l’élection au Conseil d’Etat neuchâtelois du 14 avril, Yvan Perrin se sent d’attaque pour affronter la campagne électorale et un mandat gouvernemental. Son état de santé a été un sujet fort de la conférence de presse qui a marqué jeudi le lancement de sa campagne.
«J’ai fait de l’autoallumage, j’ai paniqué», a dit M.Perrin, revenant sur l’information révélée par «Le Matin» indiquant qu’il avait été hospitalisé un jour en décembre dernier. Il a expliqué qu’après avoir vécu un «burn-out» en janvier 2010, il tient surtout à ne plus jamais revivre une telle chose.
Selon le président de campagne et député Walter Willener, le parti a aujourd’hui toutes les assurances que M. Perrin est en état de mener une campagne «digne et efficace» et «corollaire de cette campagne, qu’il est en mesure d’assumer la charge de conseiller d’Etat».
Sous forme de boutade, il a dit qu’être en bonne santé n’est pas la garantie d’être un bon conseiller d’Etat, citant le bilan plus que mitigé de l’actuel Conseil d’Etat, n’épargnant de ses critiques que le seul Philippe Gnaegi (PLR).
«Je serais bien présomptueux de vous garantir que je ferai les quatre ans la fleur au fusil», a reconnu de son côté M. Perrin. «Cette fragilité est là», a-t-il dit sobrement.
Au premier tour déjà
M. Perrin n’est pas candidat au Conseil d’Etat pour la première fois. Il avait déjà tenté sa chance à l’élection de 2005. Selon le parti cantonal, les choses étaient bien différentes à l’époque. Le parti n’était implanté dans le canton que depuis 2001. Cette fois-ci, il est beaucoup plus confiant et espère bien placer son candidat au premier tour déjà.