Échauffourées à Quimper, entre 15’000 et 30’000 manifestants
(Keystone-ATS) Des incidents ont marqué samedi à Quimper, dans l’ouest de la France, une manifestation en faveur de l’emploi en Bretagne et contre une nouvelle taxe. Elle a rassemblé entre 15’000 et 30’000 personnes, selon les estimations.
Cinq personnes, dont quatre manifestants et un policier, ont été blessées, et trois manifestants ont été interpellés, a indiqué la préfecture. Des échauffourées ont éclaté dès le début du rassemblement, peu après 15h00, les forces de l’ordre étant la cible de jets de pierres et de pavés et répondant avec un canon à eau et des lacrymogènes.
En début de soirée, alors que le gros de la manifestation s’était dispersé, deux «petits groupes» de contestataires ont continué à s’opposer aux forces de l’ordre. Le calme est finalement revenu peu avant 20h30, selon la préfecture.
Le préfet du département du Finistère a évoqué la présence parmi les manifestants d'»ultras» de l’extrême droite.
«Ecotaxe» suspendue
A Quimper, une ville de 65’000 habitants dirigée par le maire socialiste Bernard Poignant, un proche de François Hollande, les manifestants se sont d’abord retrouvés Place de la Résistance, sous des drapeaux bretons et diverses pancartes: «Droit au travail», «Gouvernement à la con», «Le Français n’est pas une vache à lait», «Bretons oui, moutons non».
Vendredi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait mis en garde contre toute «spirale de la violence» en Bretagne, après qu’une précédente manifestation la semaine dernière eut dégénéré, faisant un blessé grave. Les protestataires réclamaient le retrait d’une taxe écologique pour les poids lourds, vivement contestée en France.
Depuis, le gouvernement socialiste a annoncé la suspension de cette «écotaxe», qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, et certains syndicats s’étaient désolidarisés de l’appel à la manifestation de samedi, qui était soutenue par plusieurs organisations patronales.
Dans la soirée, M. Ayrault a invité «toutes les parties» à se retrouver» autour d’un «Pacte d’avenir pour la Bretagne».