Absentéisme et activisme font la paire chez certains parlementaires
(Keystone-ATS) Les politiciens les plus absents aux sessions fédérales ne se privent pas forcément d’arroser leurs pairs d’interventions. En tête de liste, Lorenzo Quadri (Lega/TI) en a déposées plus de 50, suivi d’Oskar Freysinger (UDC/VS) avec une quarantaine d’interventions.
Les deux hommes figurent aussi dans le peloton de tête en matière d’absentéisme. Selon les statistiques de politnetz, le conseiller d’Etats valaisan se classe deuxième pour avoir manqué 928 votations sur 3822 (24%) et le Tessinois quatrième (20%) jusqu’en avril dernier.
Au chapitre des auteurs d’interventions les plus prolixes, la troisième est Jacqueline Fehr (PS/ZH), qui vient d’être élue au gouvernement zurichois et a manqué 13% des scrutins parlementaires .
De manière générale, les élus socialistes sont nettement plus portés sur les motions, les postulats, les interpellations ou les questions, d’après les statistiques de la 49e législature publiées par les services du Parlement.
Parmi les 30 élus ayant déposé le plus d’interventions jusqu’en avril 2014, on trouve quatorze membres du PS. Les UDC et les PDC suivent avec chacun six élus classés. Le premier PLR se situe au 30e rang.
Jusqu’à la fin de la session de printemps 2015, les députés ont déposé en tout 2226 interpellations, 1274 motions, 721 postulats, 398 questions et 302 initiatives parlementaires. S’y ajoutent 147 motions et 93 postulats de commissions, ainsi que 76 initiatives provenant de cantons. On estime qu’une intervention parlementaire génère des coûts moyens de l’ordre de 6120 francs.
Plus lents
Au cours de la 49e législature (qui comptera encore deux sessions – en juin et en septembre), 380 lois, arrêtés fédéraux ou ordonnances de l’Assemblée fédérale ont été édictés. Durant la législature précédente (2007-2011), les statistiques parlementaires affichaient 503 actes.
La durée moyenne de traitement des projets a augmenté pour atteindre 335 jours. Pendant la 48e législature, elle était de 317 jours.