Arrêts cardio-respiratoires: réseau de secouristes prévu en Valais
(Keystone-ATS) Créer un réseau de secouristes bénévoles capables de venir en aide aux personnes en arrêt cardio-respiratoire en Valais: tel est l’objectif de l’association coeur wallis. Un projet déjà concrétisé dans d’autres cantons.
Coeur wallis espère recruter quelque 3000 personnes d’ici trois ans. Ces «publics responders», seront formées par l’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) en collaboration avec les samaritains, a indiqué l’association vendredi dans un communiqué.
L’alarme sera donnée par la centrale d’engagement 144. Elle entrera directement en contact avec le «public responder» le plus proche de la personne à secourir grâce à un système de géolocalisation.
Lever un million de francs
«Lors d’un arrêt cardio-respiratoire, le temps est l’ennemi numéro un. Tout doit être mis en oeuvre pour assurer rapidement le massage cardiaque, le premier choc électrique par un défibrillateur cardiaque automatique (AED) puis la médicalisation», relève l’Etat du Valais dans un communiqué.
Coeur wallis ambitionne de lever plus d’un million de francs pour acquérir d’ici 2021 les mille AED «nécessaires à une bonne couverture cantonal». Les appareils seront installés dans toutes les communes, dans l’espace public et seront utilisables 24 heures sur 24, précise son président Grégoire Girod, médecin-chef à l’Hôpital du Valais. La recherche de donateurs a débuté.
Taux de survie augmenté
L’association coeur wallis a été créée en mars 2018, à la suite de la décision du département valaisan de la santé de concrétiser ce concept de prise en charge des arrêts cardio-respiratoires (ACR) en Valais. Il existe déjà dans les cantons de Fribourg, Berne, Lucerne, Soleure et le Tessin.
Pionnier, le Tessin a instauré le concept il y a dix ans déjà, avec succès: 14% des personnes en arrêt cardio-respiratoire réanimés puis transférés à l’hôpital survivent contre 5% auparavant. Pour le Valais, cela signifierait 30 à 35 personnes de plus sauvées par an.