Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses d’ici et d’ailleurs,
Le mode de vie dans les «pays dits développés» est en cause dans l’augmentation des cancers parmi des personnes de plus en plus jeunes. Ces mots sont ceux d’une éminente oncologue, qui s’inquiète d’un doublement des cas chez les moins de 50 ans.
Ce mode de vie dans les «pays dits développés» est aussi à l’origine d’un autre fléau touchant les jeunes, le cyberharcèlement. Mais contre celui-là, au moins, on peut légiférer.
Excellente lecture,
Les cancers chez les moins de 50 ans, jusque-là extrêmement rares, ont presque doublé en Suisse. C’est ce qu’indique ce jeudi la cheffe du Service d’oncologie médicale du CHUV, Solange Peters, dans le journal 24 heures.
La hausse concerne en particulier les cancers du sein, du côlon, du pancréas, du foie, de la prostate, du rein et de l’utérus. La spécialiste y voit un «signal alarmant», même si les chiffres restent encore assez bas par rapport aux cancers chez les seniors, qui augmentent eux aussi en raison du vieillissement de la population.
L’évolution des cancers chez les plus jeunes serait liée à notre mode de vie, d’après l’oncologue. L’excès de sucres artificiels et d’additifs dans l’alimentation pourrait s’ajouter aux facteurs de risque bien identifiés tels que l’obésité, la sédentarité, le tabac et l’alcool.
D’autres liens apparaissent, entre surconsommation de viande rouge et tumeurs digestives, entre pollution et atteintes des voies respiratoires voire urinaires, ou entre hormones et cancer du sein, explique-t-elle. Même si la génétique peut jouer un rôle, un mode de vie sain est une bonne base en matière de prévention, ainsi qu’un dépistage précoce, souligne la cancérologue.
- L’article de TamediaLien externe
- La dépêche ATS
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Le Parlement européen et les Etats membres ont trouvé mercredi un accord sur une vaste réforme de la politique d’asile et de migration de l’UE. Cet accord concerne aussi la Suisse, en tant que membre à part entière de l’espace Schengen.
La Confédération est directement concernée par trois sujets clés: le contrôle aux frontières, l’accueil des personnes migrantes sur le sol européen et le traitement des demandes d’asile. Le paquet législatif prévoit un contrôle renforcé des arrivées dans l’UE, des centres fermés près des frontières pour accélérer les renvois des personnes déboutées ainsi qu’un mécanisme de solidarité entre les pays membres.
En 2022, les Suisses ont accepté d’augmenter le budget de Frontex, l’agence frontalière basée à Varsovie. La Confédération prévoit de déployer en son sein une soixantaine d’agents de l’organisation, dont l’accord européen prévoit d’accroître les moyens et le rôle.
La Suisse coopère également avec l’Europe en ce qui concerne la relocalisation de personnes migrantes sur son sol. Elle s’était par exemple engagée à accueillir 1600 personnes migrantes pour 2022 et 2023, ce qu’elle a fait. Cet accord «pérennise une collaboration européenne à laquelle la Suisse s’associe», selon le spécialiste des questions migratoires Etienne Piguet à la RTS.
- Le sujet de la RTSLien externe
- Accord européen sur les migrations: pourquoi la Suisse est concernée – l’article de BlickLien externe
- Afflux record de réfugiés mineurs non accompagnés – l’article de TamediaLien externe (sur abonnement)
A l’instar de la France ou de l’Autriche, la Suisse va inscrire le cyberharcèlement dans son Code pénal. En cet avant-dernier jour de session parlementaire, le Conseil des Etats a donné suite à une initiative socialiste allant dans ce sens. Le Chambre basse avait déjà largement accepté le texte.
Actuellement, le droit pénal ne sanctionne pas assez les comportements relevant du cyberharcèlement, a argué le sénateur socialiste zurichois Daniel Jositsch. Au micro de la Matinale de la RTS ce jeudi, l’expert en sécurité numérique Stéphane Koch a dit la même chose.
En l’absence d’une inscription explicite du cyberharcèlement dans le Code pénal, il est «très compliqué» de faire avancer les dossiers devant la justice, a-t-il expliqué. Or, comme partout, la problématique de la violence numérique prend de l’ampleur en Suisse avec l’omniprésence des smartphones et des réseaux sociaux.
L’objectif est surtout de protéger les jeunes. Près d’un tiers d’enfants et d’adolescents disent avoir vécu du cyberharcèlement sur ces plateformes, selon des données publiées l’an dernier par l’Université de Zurich.
- Le suivi de la session parlementaire sur RTSinfo.chLien externe
- Pornographie, harcèlement ou violence: les «dick pics» dans une zone grise juridique
C’était aussi le jour des au revoir pour le président de la Confédération Alain Berset, qui a défendu son tout dernier sujet au Parlement. «Mister corona», comme l’a décrit la présidente de la Chambre haute Eva Herzog, prend sa retraite politique après vingt ans de travail, dont douze au Conseil fédéral et au Département fédéral de l’intérieur.
Durant sa dernière apparition dans la salle du Conseil des Etats, Alain Berset est revenu sur ces deux décennies sous la Coupole. «Beaucoup de choses n’ont pas marché», a-t-il dit, mais «ça fait partie de la vie politique».
Même dans les moments les plus difficiles, «j’ai appris comme jamais», a ajouté le conseiller fédéral fribourgeois de 51 ans. Le socialiste a été remplacé la semaine dernière par son collègue bâlois Beat Jans. «Je m’en vais. Je vous accompagnerai en pensée, en amitié.» Il aurait presque dit «je vous aime», mais «c’est trop pour un jeudi matin», a-t-il lâché avec un sourire.
Et de laisser une énigme à la Chambre des cantons: compter les personnes sur la fresque qui surplombe les sénateurs et sénatrices. «J’ai commencé à les compter lorsque j’étais président du Conseil des Etats. Je suis arrivé à 178, mais je ne suis pas sûr du résultat.»
- Retour sur la carrière d’Alain Berset sur RTSinfo.chLien externe
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