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Aujourd’hui en Suisse

Helvètes du monde, bonjour,

Le bilan de la conférence sur la paix en Ukraine est finalement comme son hôte: assez neutre. Pour la presse helvétique et internationale, le Bürgenstock a placé la Suisse dans une lumière très positive, mais n’a pas vraiment permis d’avancer sur son objectif principal, à savoir développer une solution de paix. Il aura tout de même eu le mérite de rassembler et faire dialoguer près de 100 États.

La victoire de Nemo au Concours de l’Eurovision et le coup de projecteur qu’elle a mis sur les questions de non-binarité n’ont pas (encore) eu d’impact sur les mentalités. Une étude révèle que les Suisses ne sont pas prêts pour le troisième sexe.

Bonne lecture,

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Keystone / Urs Flueeler

La déclaration issue de la conférence du Bürgenstock rejette clairement la responsabilité de la guerre en Ukraine sur la Russie. Toutefois, plusieurs pays majeurs ne l’ont pas signée et aucun accord n’a été trouvé sur la manière d’impliquer la Russie dans le processus.

La déclaration du Bürgenstock a été signée par 84 des quelque 100 États présents durant les deux jours de conférence. Pour Viola Amherd, présidente de la Confédération, cela «montre ce que la diplomatie peut accomplir». Le texte n’a toutefois pas obtenu le soutien de plusieurs participants, dont l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Mexique et le Brésil. La Russie et la Chine n’étaient pas présentes.

Si les compétences de la diplomatie suisse ont été louées par plusieurs hauts et hautes dignitaires, la presse fait une analyse plus critique. «Ce qui est particulièrement décevant pour la Suisse en tant qu’hôte, c’est qu’il n’y aura pas de sommet de suivi dans un autre pays pour l’instant. Il est donc plus qu’incertain que le sommet du Bürgenstock amorce un processus de paix», a ainsi déclaré Sebastian Ramspeck, correspondant de la SRF.

La rencontre a également tenté de redonner un coup de projecteur sur la guerre à un moment où le conflit à Gaza, les élections nationales, entre autres, accaparent l’attention du monde entier. Mais malgré ces déclarations positives, d’importantes divergences subsistent. 

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KEYSTONE

Six Suisses sur dix sont contre l’inscription d’un troisième sexe dans les documents officiels. C’est ce que révèle un sondage Tamedia publié le jour de la réception officielle de Nemo à Bienne, sa ville d’origine.

Le résultat 2024 (57%) est quasiment le même que lors du dernier sondage, il y a un an, où 62% étaient contre. Le rejet de voir figurer la mention «divers», en plus de «femme» ou «homme» , sur les documents officiels est plus marqué chez la gent masculine. Si 43% des femmes pourraient s’en accommoder, le chiffre tombe à 35% chez les hommes.

Le troisième sexe divise la classe politique. Les sympathisants et sympathisantes de l’UDC sont les moins ouverts à une inscription (16%), tandis que celles et ceux du PLR et du Centre se montrent plus ouverts, avec respectivement 39 et 37% d’approbation. Au sein des partis de gauche, on est plus enclin à mentionner un troisième sexe: 67% au PS, 64% chez les Vert-e-s et 58% au PVL.

Une mention du troisième genre ne trouve pas non plus de soutien auprès des jeunes, puisque 58% des 18-34 ans s’y disent opposés. Le score est pratiquement le même chez les 35-49 ans (59%). Avec 56% de refus, les 50-64 ans se montrent légèrement plus ouverts. Les personnes au bénéfice d’une formation universitaire accueillent l’idée plus favorablement (52%) que celles ayant suivi une formation obligatoire (61%).

  • La dépêche ATS
  • Nemo offre à la Suisse un triomphe à l’Eurovision avec son titre «The Code»
  • Nemo accueilli par ses fans en Suisse
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Keystone / Christian Beutler

Les Suisses ont de moins en moins recours aux médias et rechignent à payer pour s’informer. Ce sont les conclusions d’une étude du Centre de recherche sur le public et la société (fög) de l’Université de Zurich.

Depuis 2016, l’utilisation des sources d’informations a diminué. Si 88% des Suisses utilisaient encore au moins une fois par semaine la télévision, la presse écrite ou la radio pour s’informer, ils et elles ne sont plus que 69% en 2024. Les sources d’informations numériques (sites d’informations et réseaux sociaux) sont également moins utilisées: 74% en 2024 contre 82% en 2016.

Les Suisses «se sentent épuisé-es par la quantité de nouvelles», c’est pourquoi plus d’un tiers (36%) affirme éviter «parfois» ou même «activement» les nouvelles. WhatsApp, YouTube et Facebook restent les principales plateformes pour l’utilisation des actualités, selon le fög. Les personnes interrogées accordent toutefois leur confiance aux médias de service public comme SRF ou RTS.

Le public est de moins en moins prêt à payer pour accéder à l’information. Seules 17% des personnes interrogées ont indiqué avoir payé pour des nouvelles en ligne en 2023. Parmi celles qui ont payé, environ un tiers déclare avoir dépensé au maximum 10 francs par mois pour le principal abonnement en ligne. 33% des personnes qui ne paient pas seraient prêtes à dépenser «quelques francs par mois» et 57% ne dépenseraient rien du tout.

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Keystone / Anthony Anex

En Valais, un troupeau de bouquetins a escaladé un barrage pour se complémenter en sels minéraux. Un numéro d’équilibrisme fascinant pour les bipèdes que nous sommes.

En hiver, les bouquetins ont du mal à trouver dans leur nourriture les sels minéraux dont ils ont besoin. «Comme on a un magnifique barrage qui suinte de salpêtre qui contient ces sels minéraux, ils vont le lécher pour se refaire une santé en vue de l’été», explique Fabienne Marclay, gardienne de l’auberge située à proximité du barrage de Salanfe.

Un photographe venu assister au spectacle s’émerveille: «En tant qu’humain, quand on marche au pied ou au sommet du barrage, c’est vraiment vertigineux. Et là, ces bouquetins sont de vrais funambules, pas de peur du vide, une aisance assez impressionnante».

Le bouquetin doit ses facultés d’équilibriste à la forme de ses pattes. Celles-ci sont formées de deux doigts séparés qui ne sont reliés par aucune membrane. Et, sous leur talon, une membrane agit un peu comme une ventouse.

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