Adolf Ogi optimiste à la veille de la votation sur les accords bilatéraux
Le président de la Confédération espère voir le oui l’emporter à raison de 60 pour cent le week-end prochain. Il l’a fait savoir lundi après-midi lors du chat en quatre langues mis sur pied par SSR SRG idée suisse.
A quelques jours du vote historique du 21 mai, c’est par centaines que les internautes ont choisi de s’adresser à Adolf Ogi. En allemand le plus souvent. Mais aussi en français, en italien et en anglais. Un exercice auquel le président de la Confédération s’est prêté avec tout le sérieux nécessaire.
Tout au long du chat, Adolf Ogi ne s’en est pas moins montré très décontracté. La convivialité et la proximité inhérentes à ce genre d’exercice y ont sans doute été pour quelque chose. Grâce à swissinfo, les citoyens suisses ont pu se sentir encore plus proches du président de la Confédération.
L’occasion pour lui de prendre en considération leurs diverses craintes face aux accords bilatéraux. Comme Adolf Ogi a tenu à le répéter, «chacun d’entre eux présente des avantages et des inconvénients. Mais une chose est sûre: la Suisse a tiré un maximum de profit des négociations avec l’Union européenne».
Parmi les questions, plusieurs avaient trait à la libre circulation des personnes. A ce propos, le président de la Confédération a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de redouter un afflux massif de travailleurs étrangers en Suisse: «Depuis dix ans, le nombre de citoyens communautaires est en régression», a-t-il précisé.
A la question de savoir si le taux de chômage va augmenter en Suisse si le oui aux accords l’emporte, Adolf Ogi a été catégorique. Libre circulation des personnes ne veut pas dire libre circulation des chômeurs. Car pour venir en Suisse, les citoyens communautaires auront besoin d’un permis de travail.
Envers ceux, enfin, qui craignent qu’un oui aux accords ne vienne retarder l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne, le président de la Confédération s’est aussi montré rassurant. «N’oublions pas que les accords sont aussi faits pour améliorer nos rapports avec l’Union», a souligné Adolf Ogi.
Claudine Chappuis
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