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Campiche, un Vaudois à Paris

Bernard Campiche, ou l’enthousiasme patient… swissinfo.ch

Pendant six jours s'est tenu, Porte de Versailles, le 21e Salon du Livre de Paris. L'éditeur Bernard Campiche y était.

Le roman romand a bien des difficultés à exister en France, on le sait. Quelle place tient donc le Salon du Livre de Paris dans l’agenda d’un éditeur comme Bernard Campiche? «Une place de plus en plus importante, puisque j’ai depuis trois ans un distributeur en France, et maintenant une attachée de presse. Je commence donc à travailler sérieusement le terrain; j’ai l’impression de recommencer mon métier, de revenir quinze ans en arrière, en Suisse!»

Anne Cunéo, Michel Bühler, Sylviane Roche, Jean-François Bovard, Jean-Louis Küffer notamment publient chez Bernard Campiche. Pour parler chiffres, que représentent les ventes françaises d’un de leurs ouvrages? «C’est très bas. J’ai vendu 3500 à 4000 exemplaires du «Sourire de Lisa» d’Anne Cunéo, dont 500 en France. Et 400 «Beaux sentiments» de Bovard. Mais tout ça sans aucune presse. Ce sont de tous petits pas, mais le principal, c’est de ne pas s’arrêter, de continuer les efforts».

Des efforts qui ont été récemment facilités par une subvention de 100 000 francs, octroyée à Bernard Campiche par la Fondation Pro Helvetia pour soutenir un programme qui justement portait essentiellement sur sa diffusion en France. «Je suis en train d’accomplir ce programme, et c’est vrai que sans ces 100 000 francs, je n’aurais pas pu le faire. Je n’aurais pas pu me payer une attachée de presse, par exemple».

Quels sont les meilleurs outils pour réussir sa progression? «Le bouche à oreille», répond sans hésiter Bernard Campiche. Et pour alimenter celui-ci, il n’y a pas que les médias. Ainsi, Bernard Campiche se bat par le biais de plusieurs vecteurs, du moderne Internet à la plus traditionnelle bibliothèque: «J’ai une très bonne diffusion dans les bibliothèques, beaucoup achètent mes livres».

A cela s’ajoutent des cercles de lectures, des animations dans les librairies et… les salons du livre. Paris, mais aussi la province: «Il ne faut pas oublier qu’il y a des salons de province qui sont plus fréquentés que le Salon du Livre de Genève!»

Conquérir la France, une lutte sans merci? Pas vraiment. Bernard Campiche est serein: «J’ai une chance inouïe, c’est que je ne dépends pas de ce marché. Si je dépendais de lui, mes démarches seraient empreintes d’une certaine angoisse, puisque je serais dans l’obligation de réussir à tout prix. Ce n’est pas le cas, puisque j’ai le marché suisse qui, Dieu merci, va très bien et me reconnaît très bien».

Bernard Léchot, Paris

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