Genève: les pionniers du néo-impressionnisme à l’honneur
Sous l’impulsion de Georges Seurat, les néo-impressionistes s’unirent à la fin du 19ème siècle pour diviser la lumière. Jusqu’au 14 mai, au Petit Palais, à Genève, une exposition rend hommage aux pionniers de ce mouvement.
Sous l’impulsion de Georges Seurat, les néo-impressionistes s’unirent à la fin du 19ème siècle pour diviser la lumière. Jusqu’au 14 mai, au Petit Palais, à Genève, une exposition rend hommage aux pionniers de ce mouvement.
Conçue par Noël Coret, conservateur du Musée de Lagny-sur-Marne, en France, l’exposition-hommage dédiée aux néo-impressionnistes est une belle réhabilitation des pionniers, après Seurat, de ce mouvement pictural typiquement français. Ils furent quatre ou cinq à former le «groupe de Lagny», en tout une dizaine à graviter autour de Georges Seurat, écrivant la brève histoire du néo-impressionnisme, appelé aussi divisionnisme ou, de manière moins adéquate mais plus évidente, pointillisme.
Parmi eux, la figure haute en couleurs de Léo Gausson, au destin pathétique. C’est que ces peintres, par ailleurs des hommes de gauche, refusèrent de s’enfermer dans un style, fût-il d’avant-garde. C’est pourquoi, après la période proprement néo-impressionniste, entre 1885 et 1890, ils expérimentèrent qui le synthétisme, qui un expressionnisme ou un fauvisme naissants. Sans laisser au public le temps de s’habituer à leur peinture, et de l’acheter. Ils vécurent donc dans la misère.
Une grande salle est réservée au groupe de Lagny, formé de Maximilien Luce (Le pont de fer à Lagny-sur-Marne, 1889) et Cavallo-Péduzzi, les «réalistes» du groupe, du plus champêtre Lucien Pissarro et de Léo Gausson, «l’homme qui parlait aux arbres». Les peintures de Paul Signac quant à elles frôlent la perfection formelle, proches de celles de Seurat. Une deuxième salle présente la tradition du paysage dans l’Ile-de-France, de la peinture de plein air impressionniste au retour à l’atelier opéré par les néo-impressionnistes.
Laurence Chauvy
Néo-impressionnistes. La lumière transfigurée. Petit Palais (terrasse Saint-Victor, Genève, tél. 022/ 346 14 33). Jusqu’au 14 mai.
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