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La machination Dargaud, by Jove!

Edgar P. Jacobs est mort depuis treize ans. Et pourtant Blake et Mortimer se portent bien. En Suisse comme dans les autres pays francophones, «La machination Voronov» se vend comme des petits pains.

Edgar P. Jacobs est mort depuis treize ans. Et pourtant Blake et Mortimer se portent bien. En Suisse comme dans les autres pays francophones, «La machination Voronov» se vend comme des petits pains.

A la différence d’Hergé, qui avait exclu que Tintin puisse mener de nouvelles enquêtes sans lui, Jacobs souhaitait que Blake et Mortimer continuent leur trajectoire après son décès…

C’est en octobre 96 qu’a eu lieu leur véritable renaissance avec «L’affaire Francis Blake», signée Jean Van Hamme et Ted Benoît. Bingo! Depuis cette date, ce sont 630.000 exemplaires de cet album qui se sont vendus, dont 31.000 en Suisse. Des chiffres énormes, qui doivent donner le vertige à n’importe quel romancier. Sans parler de la relance du «fond» Blake & Mortimer: 10 000 exemplaires vendus en Suisse.

Alors que Van Hamme et Benoît travaillent sur un nouveau récit, «L’étrange rendez-vous», Dargaud décide d’activer le rythme de parution et mandate une «deuxième équipe»: pour le scénario, Yves Sente (directeur éditorial des éditions du Lombard) et André Juillard pour les dessins («Les sept vies de l’Epervier», «Plume aux vents»). Et ce sera «La machination Voronov», intrigue politico-scientifique efficace sur fond de guerre froide: un album qui depuis sa sortie, le 22 janvier dernier, s’est déjà vendu à 27.000 exemplaires dans notre pays (environ 500.000 au total).

En l’an 2000, à qui s’adressent donc les aventures de Blake & Mortimer? Yves Sente distingue trois groupes: «Le premier, le plus important, ce sont les nostalgiques. Ils ont adoré Blake & Mortimer dans leur jeunesse, et sont très contents aujourd’hui d’avoir de nouveaux albums à lire. A condition que l’on respecte le cahier des charges!»

«Le deuxième, ce sont les jeunes lecteurs qui découvrent la série grâce aux nouveautés. Ils arrivent évidemment avec un autre état d’esprit qu’en 46, il faut donc s’adapter à eux, développer un récit moins naïf que ceux de Jacobs à l’époque. Enfin, le troisième est constitué des puristes, qui riment parfois avec intégristes. Quoi qu’on fasse, ils ne seront jamais contents, parce qu’ils ne veulent pas qu’on prolonge l’oeuvre de Jacobs.»

Tant pis pour eux, tant mieux pour les autres. Car le colonel Blake, chef du MI5, son ami le professeur Mortimer, ainsi que le diabolique Olrik, ont encore de beaux jours devant eux.

Bernard Léchot

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