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Le hip-hop entre dans la danse à Genève

La compagnie parisienne Choream. swissinfo.ch

Pour la première fois, le festival franco-genevois «Dansez» a programmé une soirée entièrement consacrée à la danse hip-hop, vendredi, sur la scène du Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

«La danse hip-hop suscite une recrudescence d’intérêt auprès des médias et d’un public toujours plus large», relève d’entrée, Claude Ratzé, directeur de l’Association de la danse contemporaine (ADC) à Genève.

Le 9 mars au BFM, Claude Ratzé propose deux types de danse hip-hop: des shows de l’ordre de la performance et d’autres spectacles plus construits.

Dans la première catégorie, les Belges Break Namur Sensations et les banlieusards lausannois Scrambling Feet. Deux troupes qui s’adonnent à des figures très techniques et surtout impressionnantes à voir. Ils dansent en équilibre sur les mains, tournent sur la tête ou encore exécutent des sauts périlleux.

A d’autres moments, ces danseurs se meuvent dans un ralenti hypnotisant. Lentement, leurs bras se délient. Lentement, leur cou se tortille. C’est comme s’ils renaissaient à la vie.

D’autres spectacles sont plus structurés, comme «Epsilon» de la compagnie parisienne Choream. Chez eux, les mouvements s’enchaînent pour conter une histoire qui, souvent, véhicule des propos sur le bien et le mal ou la notion de clan. De manière très directe, souvent naïve et parfois simpliste.

«Contrairement aux formations musicales dans la même mouvance, commente Claude Ratzé, les compagnies de danse hip-hop véhiculent des messages moins rebelles».

Toujours est-il qu’une fin de soirée hip-hop relève du rituel. Les 18 danseurs engagés en la circonstance remonteront sur scène pour exécuter une courte démonstration. C’est ce qu’on appelle un free style, dans le langage hip-hop. Un peu à l’image d’une jam-session de fin de concert jazz.

A ceci près que – fait remarquer Claude Ratzé – «autant il y a une notion de fusion dans une jam-session, autant il y a une dimension de défi au combat entre toutes les troupes, dans un free style. Chaque danseur tente, en effet, de surpasser le précédent, au travers d’une figure encore plus performante».

Claude Ratzé précise qu’il n’a engagé que des troupes professionnelles habituées à la scène. Pour ce faire, le directeur de l’ADC s’est rendu au festival de La Villette à Paris. Mais il a aussi découvert de bons danseurs sur l’Arc lémanique. (Même si la danse hip-hop ne s’est pas autant développée en Suisse qu’en France).

Enfin, sachez que les premiers à danser du hip-hop furent des hommes. Lesquels demeurent les plus nombreux sur la scène de cette nouvelle discipline chorégraphique.

Emmanuel Manzi

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