Montreux: semaine zygomatique
Grâce à son onzième «Festival du rire», Montreux vit une semaine entière à l'heure de la rigolade. L'humour s'y décline de façon variée et internationale.
Dieu créa l’univers en six jours, puis employa le septième à se reposer, paraît-il. Montreux, moins paresseux, consacre la semaine entière au rire: en effet, cette année, sept soirées sont au programme, contre six lors des éditions précédentes. L’équilibre financier du festival est pourtant précaire. Mais une fondation chargée de le soutenir a été créée fin 99, ce qui lui permet de foncer…
Bref. Oublions le matériel pour aborder le spirituel, au sens comique du terme. Et cela d’autant plus qu’une quarantaine d’artistes étant présents au Casino de Montreux, l’humour s’y décline dans la diversité.
Quelques exemples? L’humour peut être glacial et absurde, avec François Rollin (lundi). Féminin et social, tendance caissière de supermarché, avec Anne Roumanoff (mardi). Résolument québécois avec Pierre Prince et le remarquable Anthony Kavanagh (mercredi).
L’humour peut également être politique et franchement noir avec le corrosif Dieudonné (jeudi), parti en croisade contre la planète blanche depuis qu’il a divorcé d’Elie. Son spectacle «Pardon, Judas», ne devrait d’ailleurs pas être présenté aux âmes sensibles, surtout si celles-ci ont leur carte d’adhérent à un parti d’extrême-droite. Mais il est vrai que «âme sensible» et «extrême-droite» sont des expressions résolument incompatibles.
Les «artistes en devenir» auront leur heure de gloire vendredi, alors que samedi, la «Crazy Night» sera particulièrement internationale, avec notamment l’Australien Rob Spence, le Français Gustave Parking, l’Américain Peter Pikofsky et le Britannique Elliott.
Puis, en clôture, le Suisse François Silvant, qui imita sa tante, sa voisine et sa grand-mère bien avant que Marie-Thérèse Porchet n’enflammât Paris, offrira au public sa «Fête de la vigneronne» (dimanche).
C’est donc lundi prochain que le public, comme les artistes, pourront se reposer. Décidément, les humoristes ne respectent rien.
Bernard Léchot
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