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Nouvelle directrice pour le théâtre de L’Arsenic

A partir de l'été 2003, Sandrine Kuster prendra la tête de la deuxième scène lausannoise. Rencontre.

Quand elle a vu l’offre d’emploi dans le journal, elle a d’abord hésité. Puis elle s’est dit: «ça va être un très bon exercice». L’exercice en question n’est pas une mince affaire, puisqu’il s’agit de diriger le Théâtre de L’Arsenic. Sandrine Kuster prendra ainsi, à partir de juillet 2003, la tête de la deuxième scène lausannoise, après Vidy. Elle succédera à Thierry Spicher.

Sur la cinquantaine de candidatures présentées, c’est la sienne qui a été retenue par la Fondation Arsenic, que préside Joël Crettaz. Un nouvel horizon, donc, s’ouvre à cette jeune femme de 36 ans, ex-comédienne, ex-membre de la très (d)étonnante compagnie des Basors, qui eut son heure de gloire dans les années 90 en Suisse romande.

De Genève à Lausanne

Actuellement en charge de la programmation théâtrale au Festival de la Bâtie, Sandrine Kuster quittera l’équipe du festival genevois à la fin de cet été, avec un serrement au cœur, contrebalancé néanmoins par la joie de pouvoir développer sur une plus grande échelle ses goûts personnels.

«L’Arsenic, doté de trois salles, me permettra d’explorer toutes les pistes de l’art vivant», lâche celle qui veut faire croiser les regards des metteurs en scène, auteurs, plasticiens, performers, danseurs… laissant ainsi cheminer côte à côte différentes disciplines.

Son théâtre, elle le veut, avant tout, dévolu à la création romande. Si Sandrine Kuster entend soutenir la dynamique engagée par Thierry Spicher en continuant à inviter les habitués du lieu, comme le chorégraphe Gilles Jobin ou le metteur en scène Denis Maillefer, elle n’oublie pas la relève.

Le plein de projets

«Il y a, explique-t-elle, de jeunes talents qui méritent d’être connus.» Une large place sera donc accordée aux résidences d’artistes qui s’étendent sur une période de deux ou trois ans et offrent à de jeunes compagnies ou à des auteurs un lieu et un confort pour répéter, réfléchir, écrire et suivre dans la sérénité leurs projets.

«Ce que j’aimerais aussi, poursuit la nouvelle directrice, c’est susciter des commandes et mettre en résonance des travaux de créateurs étrangers, comme les installations du performer anglais Gary Stevens et celles de la compagnie, également anglaise, Station House Opera.»

Sandrine Kuster a, donc, plein de projets dans la poche et d’envies dans le cœur. On lui souhaite de pouvoir les réaliser avec son budget annuel tournant autour de 1’500’000 francs.

swissinfo/Ghania Adamo

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