Un début de semaine parisien pour Jacques Chessex
L'ancien Goncourt préside le jury du Prix Médicis. Une consécration pour le romancier vaudois.
Lundi, 13 heures. Jacques Chessex est au Crillon, l’un des plus beaux hôtels de Paris. D’une voix à la fois forte et douce, le romancier vaudois, président du prix Médicis, donne en pâture aux journalistes le nom de l’heureux lauréat.
La récompense littéraire française la plus prestigieuse après le Goncourt revient à Benoît Duteurtre, pour «Le voyage en France», chez Gallimard. Et c’est avec la même sobriété et la même assurance que l’écrivain vaudois annonce le Médicis étranger.
Dans l’antichambre de l’Académie Goncourt
Il est attribué au Chilien Antonio Skarmeta pour «La noce du poète», chez Grasset, et le Médicis de l’essai qui salue l’itinéraire littéraire et intellectuel du journaliste du quotidien Le Monde, Edwy Plenel, pour «Secrets de jeunesse», paru chez Stock.
Par ailleurs, Marie Ndiaye est récompensée par le prix Femina pour son roman «Rosie Carpe», aux Editions de Minuit. Enfin, le Femina du roman étranger revient à Keith Ridgway pour «Mauvaise pente» paru chez Phébus.
La semaine prochaine, ce sera à l’Académie Goncourt de décerner son prix. Et Jacques Chessex sera rentré, chez lui, à Ropraz.
En 1973, Chessex avait obtenu la plus haute récompense littéraire française, pour «L’Ogre». Aujourd’hui, président du Jury Médicis, Jacques Chessex se retrouve dans l’antichambre de l’Académie Goncourt.
Jacques Allaman, Paris
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