Schumi champion, Sauber marque des points
Une 51e victoire, un 4e titre mondial, Ferrari sacré chez les constructeurs, Michael Schumacher était un homme comblé et ému à son arrivée victorieuse du Grand Prix de Hongrie de Formule 1. Quant aux Sauber, ils ont comptabilisé leur 20e point de la saison grâce à la sixième place de l'Allemand Nick Heidfeld.
L’Allemand venait de remporter son septième succès de la saison, de devancer son coéquipier Rubens Barrichello et l’Ecossais David Coulthard (McLaren-Mercedes), et surtout d’enlever tout suspense au Championnat avant même les quatre dernières courses de l’année.
Dès qu’il s’est extirpé du cockpit de sa monoplace, Jean Alesi (Jordan-Honda), l’ami, Ralf Schumacher (Williams-BMW), le frère, Barrichello, le fidèle équipier, et Mika Hakkinen (McLaren- Mercedes), l’adversaire malheureux, ont félicité le vainqueur.
Après les embrassades avec Barrichello, Jean Todt, le directeur sportif de la Scuderia, avec des membres de l’équipe, puis l’explosion de joie sur le podium, la douche au champagne en compagnie de son coéquipier, de Coulthard, Michael Schumacher pouvait entonner avec Barrichello «we are the champions». L’excitation était à son comble. Avant que le champion ne craque.
L’émotion après l’effort
Comme à Monza l’an dernier, quand il avait dépassé Ayrton Senna au nombre des victoires, l’Allemand ne pouvait contenir quelques larmes. «Dans le tour de ralentissement, je disais à l’équipe que je ne trouvais pas les mots pour dire ce que je ressentais, expliquait-il. Pole, victoire, quatrième titre, c’est trop. C’est une superbe réussite».
Michael Schumacher rendait alors hommage à son coéquipier, à l’écurie Ferrari. «Tout le monde est formidable dans cette équipe, poursuivait-il. Tant au niveau du travail que sur le plan humain. Nous formons vraiment une super équipe. Tout simplement la meilleure».
Dimanche, aucune fausse note n’avait marqué le concert de l’orchestre rouge et de son soliste… si ce n’est une sortie de piste dans le tour de mise en grille, sans gravité.
«C’est le dernier moment où l’on peut faire l’analyse de la voiture, indiquait Michael Schumacher. Alors j’ai poussé et soudain, elle a décroché. J’ai préféré partir dans le gravier plutôt que de monter sur le vibreur après la mésaventure survenue à Coulthard vendredi. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts. Nous avons juste changé les dérives avant le départ». Un avertissement sans frais.
Dès l’extinction des feux rouges, en effet, l’Allemand s’était élancé en tête, puis Rubens Barrichello devant David Coulthard. La course était jouée. Avec le Brésilien entre lui et l’Ecossais, Michael Schumacher pouvait voler vers la victoire, le record de Prost et son quatrième titre.
Belle course des Sauber
Les deux pilotes Sauber ont réussi, à nouveau, une belle course. Derrière Heidfeld, le Finlandais Kimi Raikkönen a pris la septième place. Pour la première fois de la saison, l’écurie suisse a enlevé un point alors que les trois meilleures équipes – Ferrari, McLaren et Williams – ont atteint l’arrivée.
Grâce à la sixième place de Nick Heidfeld – malgré une touchette avec la Jordan et Jarno Trulli – et au fait que BAR-Honda n’a pas marqué de point, l’équipe Sauber a consolidé sa quatrième place au classement des constructeurs. Avec 20 points, Sauber compte 4 points d’avance sur BAR et cinq points sur Jordan.
La fête ? «Il n’y avait rien de prévu mais je suis sûr que la nuit va être agitée», promettait Michael Schumacher. Un quatrième titre pour l’Allemand, le 11e des constructeurs pour Ferrari, le triomphe de Budapest valait bien une folle nuit.
swissinfo et les agences
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