Navigation

Skiplink navigation

La RIE III plombée dans les urnes par sa complexité, selon l'enquête VOTO

Christian Levrat et les membres du Parti socialiste jubilent: les Suisses ont balayé la troisième réforme de l'imposition des entreprises. Keystone
Ce contenu a été publié le 19 mars 2019 - 11:02

La difficulté des citoyens suisses à comprendre l'objet du scrutin et la défiance envers le monde économique ont joué en défaveur de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). Ce sont les résultats de l'enquête VOTO sur les votations fédérales du 12 février, publiée jeudi. 

Jamais ces 18 dernières années, les citoyens suisses n'ont autant manifesté leur peine à comprendre l'objet d'une votation. Pour la  troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), refusée dans les urnes par 59,1% des voix, c'était le cas de trois quarts des sondés, d'après l'analyse VOTO. 

Dépassé par la complexité de l'objet, un votant sur trois a suivi une recommandation. Les adversaires de la RIE III citent le plus souvent l'ancienne ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf, dont l'opinion donnée publiquement contre le projet a fait beaucoup de bruit. 

La foi en l'économie a joué un rôle 

Un tiers des personnes ayant voté non ont déploré un manque d'informations et préféré, dans le doute, rejeter le projet. Un autre tiers a estimé que la réforme bénéficierait uniquement aux grands groupes. 

La foi envers l'économie a également joué un rôle, même si on ne peut pas parler d'une méfiance ouverte, note l'analyse. Mais ceux qui ne font pas confiance aux milieux économiques ont rejeté presque en bloc (à 92%) la réforme.

Le refus à la RIE III a dépassé le clivage gauche-droite

Le non à la RIE III ne s'explique pas par les caractéristiques sociales et politiques habituelles: ni le revenu ni le niveau de formation n'ont joué un rôle important. Le vote du 12 février 2017 n'est pas un "soulèvement de la classe moyenne", soulignent les auteurs de l'enquête VOTO. Les votes de protestation n'ont pas eu de poids non plus.

Malgré une constellation classique des recommandations de vote, aucun fossé clair entre la gauche et la droite n'est apparu. Une gauche unie a fait face à un camp bourgeois divisé. La moitié des électeurs UDC et PDC ont glissé un non dans l'urne. Même chez les sympathisants du PLR, 37% ont voté contre la RIE III. 

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article