Energie: Leuthard espère une collaboration avec les Etats-Unis
(Keystone-ATS) Doris Leuthard, en visite de travail aux Etats-Unis, a rencontré lundi à Washington des responsables gouvernementaux américains dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. La conseillère fédérale a dit espérer une collaboration institutionnelle au plan énergétique.
Dans le domaine des économies d’énergie dans la construction, la petite Suisse peut enrichir les connaissances des Etats-Unis, a déclaré lors d’une conférence de presse la chef du Département fédéral de l’environnement des transports de l’énergie et de la communication (DETEC).
A l’occasion de sa rencontre avec le sous-secrétaire du département américain de l’Energie, Arun Majumdar, les deux responsables ont discuté de manière intensive des moyens de stabiliser la consommation d’énergie, a indiqué Mme Leuthard.
Sur la question de la sécurité énergétique, la conseillère fédérale a critiqué les Etats-Unis. Berne aussi bien que Washington sont intéressés à garantir la sécurité énergétique et de réduire leur dépendance à l’étranger pour ce qui est de l’approvisionnement.
Table ronde sur la recherche
Mais, alors que la Suisse se donne de la peine de trouver des ressources énergétiques renouvelables et respectueuses de l’environnement, les Etats-Unis considèrent comme prioritaires les réserves de gaz naturel, et qualifient de secondaires les sources d’énergie écologiques, trop onéreuses pour eux. Cette approche est vue avec scepticisme en Europe, a-t-elle souligné.
La cheffe du DETEC a également eu un entretien à Washington avec Todd Stern, envoyé spécial des Etats-Unis auprès de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques. A ce sujet, Doris Leuthard a également critiqué devant les médias la politique climatique au plan mondial des Etats-Unis, opposés à un accord international.
Mardi, Doris Leuthard doit se rendre à Boston, au Massachusetts Institute of Technology (MIT), où elle doit participer à une table ronde sur la recherche énergétique, notamment en compagnie de Patrick Aebischer, président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).