La Chaux-de-Fonds: «glorieux» bâtiments méconnus à valoriser
Les bâtiments des Trente Glorieuses sont les mal-aimés du patrimoine. Des Chaux-de-Fonniers ont décidé de valoriser ce patrimoine, qui est menacé de disparition, en constituant une association, une démarche assez unique à l'échelle d'une ville.
(Keystone-ATS) «En raison de l’essor économique important des Trente Glorieuses, une dynamique de construction s’est manifestée, surtout dans la partie ouest de la ville», a déclaré Boris Evard, architecte et futur président de l’association Glorieux Héritages, qui sera constituée mardi soir au Lycée Blaise-Cendrars. Ce patrimoine représente 30% du bâti de la Métropole horlogère, un pourcentage plus élevé que dans d’autres villes.
Contrairement à l’Art nouveau ou au patrimoine horloger inscrit à l’UNESCO, le patrimoine des Trente Glorieuses est «méconnu, mal aimé, voire détesté», a précisé Boris Evard. Or, ces bâtiments sont menacés et se délitent plus rapidement qu’ailleurs en Suisse, en raison des écarts de température d’une ville située à 1000 mètres.