Le Britannique Guy Ryder reconduit pour cinq ans à la tête de l’OIT
(Keystone-ATS) L’Organisation internationale du travail (OIT) restera dirigée par Guy Ryder. Le Britannique a été reconduit lundi par un vote à Genève et se succédera à lui-même début octobre 2017 pour cinq ans supplémentaires.
Comme il était le seul candidat, la décision du Conseil d’administration ne constituait qu’une formalité. Elle a été adoptée par 54 voix sur 56. Le 10e directeur général de l’OIT est un ancien syndicaliste qui avait notamment été de 2006 à 2012 à la tête de Confédération syndicale internationale (CSI).
Le second mandat de M. Ryder va débuter alors que le monde du travail subit un changement «sans précédent», a-t-il dit. Dans sa déclaration d’intention, le Britannique, élu en 2012, estimait avoir réussi à renforcer la qualité et l’efficacité de l’OIT.
Il se félicitait d’avoir obtenu que le travail décent soit mis au centre des Objectifs de développement durable (ODD). Il a répété lundi que l’organisation devait mener les efforts sur cette question.
Pendant son second mandat, M. Ryder dirigera l’Organisation lorsqu’elle célébrera ses 100 ans en 2019. Il avait proposé en 2013 sept initiatives pour marquer cet anniversaire.
Egalité entre hommes et femmes
Parmi elles, la gouvernance de l’OIT a été améliorée. D’autres portent sur les normes internationales du travail, la défense le développement durable, l’égalité entre hommes et femmes au travail, l’éradication de la pauvreté ou une Déclaration du Centenaire sur la justice sociale.
Ces éléments, les ODD et l’amélioration de l’organisation constituent encore le Plan 2018-2021 que le conseil d’administration devait aussi évaluer lundi.
«Mes convictions dans le tripartisme et mon identification aux objectifs de justice sociale de l’OIT sont restées inchangées», a affirmé M. Ryder. Selon lui, l’Organisation devra se prononcer sur le travail des migrants. Les Etats membres ont déjà décidé de mettre le travail décent au centre de la question des chaînes d’approvisionnement mondiales.