Le National refuse les fermetures au Guatemala et à Chicago
(Keystone-ATS) La Suisse doit maintenir son ambassade au Guatemala et son consulat général à Chicago. Le Conseil national a adopté mardi deux motions s’opposant aux plans du Conseil fédéral de réorganisation du réseau de représentations extérieures.
Le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter a rappelé en vain que le Parlement avait réclamé lui-même des économies. Des mesures de réorganisation sont absolument nécessaires pour libérer les moyens nécessaires en vue de répondre aux nouveaux besoins, selon lui.
Pas assez d’argent pour tout
Ne pas fermer l’ambassade à Guatemala-City et refuser de remplacer le consul général de Chicago par un consul honoraire risque de remettre en question la consolidation du réseau dans les pays asiatiques à forte croissance et dans les Etats du Golfe. Cela pourrait même aboutir à une réduction des prestations dans les pays de l’Union européenne.
Au contraire, a rétorqué Carlo Sommaruga (PS/GE). Faute d’être membre de l’UE, la Suisse est contrainte de s’appuyer sur ses propres ambassades pour faire valoir sa présence et défendre ses intérêts à l’étranger. Il n’est pas question de continuer à réduire le réseau extérieur.
Nettes majorités
La motion contre la fermeture de l’ambassade au Guatemala (ce pays devant relever de la représentation au Costa Rica) a été acceptée par 142 voix contre 17. La majorité a fait valoir la perspective d’un accord de libre-échange avec l’Amérique centrale, la présence de nombreuses organisations d’aide au développement sur place et la dégradation des droits de l’homme dans le pays.
Dans la foulée, la Chambre du peuple a exigé du gouvernement qu’il prenne toutes les mesures nécessaires pour conserver le consulat général de Chicago sous sa forme actuelle. La décision, motivée par des arguments économiques notamment, est tombée par 153 voix contre 22. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer sur les deux textes.