Nouvelle méthode pour détecter les faux parfums
(Keystone-ATS) Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont mis au point une nouvelle méthode de détection des contrefaçons de parfum. Cette technologie permet une analyse plus rapide, car elle ne nécessite pas de préparation chimique des échantillons.
Les copies frauduleuses coûtent cher à l’industrie cosmétique. Malgré les nombreuses méthodes analytiques à disposition, identifier les imitations reste compliqué et fastidieux, a expliqué mercredi l’EPFL dans un communiqué.
Des scientifiques de la Haute Ecole ont développé une méthode de «ionisation par nébulisation électrostatique», où l’échantillon à tester a été chargé comme un condensateur, c’est-à-dire comme un appareil de stockage d’électrons. Ce procédé provoque la fragmentation de la substance, suivie d’une libération d’ions en pulvérisation.
Très peu de préparation
Contrairement aux méthodes conventionnelles d’ionisation par électronébuliseur, cette technique nécessite très peu de préparation préalable des échantillons. L’analyse peut être effectuée plus rapidement et génère davantage de données, écrit l’EPFL.
Les chercheurs ont testé leur découverte sur divers parfums ainsi que sur des imitations composées de dix ingrédients très fréquents en parfumerie. Puis ils ont comparé leurs résultats à ceux obtenus avec les méthodes classiques de détection.
Les échantillons ont été déposés sur du buvard, du papier absorbant, des bandelettes de test ou sur la peau. Les auteurs de l’étude estiment que leur technique sera applicable à divers stades de la fabrication des fragrances. Que ce soit pour lutter contre les contrefaçons ou pour développer de nouveaux arômes.