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Pierre Krähenbühl revient au CICR comme émissaire sur la Chine

Le Genevois Pierre Krähenbühl revient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) moins de deux ans après sa démission de l'Agence de l'ONU sur les réfugiés palestiniens (UNRWA) et oeuvrera comme émissaire du président de l'organisation (archives). KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI sda-ats
Ce contenu a été publié le 26 mars 2021 - 17:38
(Keystone-ATS)

Pierre Krähenbühl, mis en cause comme commissaire général de l'Agence de l'ONU sur les réfugiés palestiniens (UNRWA) avant d'être largement blanchi, revient au CICR. Il oeuvrera en émissaire du président Peter Maurer en Chine et chef de la délégation régionale.

Ancien directeur des opérations de l'organisation humanitaire, le Genevois va retrouver une institution qu'il avait quittée avant de rejoindre l'ONU. Il travaillera depuis Pékin comme chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur la Chine et sur la péninsule coréenne, a affirmé vendredi à Keystone-ATS un porte-parole de l'organisation, confirmant une information de la RTS.

Cette nomination, "provisoire", doit encore être officialisée après validation par le ministère chinois des Affaires étrangères, aussi selon lui. Le Genevois doit entamer son mandat "dans les prochaines semaines" et "nous sommes impatients de pouvoir l'accueillir à nouveau".

Alors numéro un de l'UNRWA, il avait démissionné en novembre 2019 après l'ouverture d'une investigation interne contre lui, pour mauvaise gestion et abus de pouvoir. Après de premières indications préliminaires qui excluaient toute fraude ou détournement de fonds, M. Krähenbühl a été ensuite largement blanchi dans le rapport final, jamais publié mais dont les conclusions avaient fuité il y a quelques mois.

Celui-ci ne retient que des reproches de gestion mais ni malversation, ni enrichissement personnel, ni favoritisme, ni relations personnelles. Dans cette affaire, le Genevois a ciblé l'attitude de la Suisse qui avait, selon lui, "préjugé" trop tôt des résultats de l'investigation. Berne avait décidé de suspendre provisoirement la contribution à l'UNRWA pendant l'enquête, avant de reprendre son financement après la démission du commissaire général.

Désormais, l'agence onusienne est pilotée par un autre Suisse, Philippe Lazzarini. De nombreuses personnes ont récemment demandé la publication du rapport final et en appellent aux autorités suisses. Berne n'a pas commenté les conclusions de cette investigation confidentielle menée par l'ONU et a ajouté que seule l'organisation peut dévoiler le contenu de celle-ci.

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