La sécurité, c’est l’affaire de la police
L'infiltration d'associations altermondialistes par la société privée Securitas «préoccupe et choque» le syndicat des policiers suisses. La ministre de Justice et Police lui répond qu'elle n'exclut pas une loi au plan fédéral.
Réunis vendredi à Lausanne, les délégués de la Fédération suisse des fonctionnaires de police ont déploré la privatisation croissante de la sécurité intérieure et dénoncé les «comportements affairistes et déstabilisateurs» des sociétés privées de sécurité.
Dans une résolution, ils somment la justice et le monde politique d’y mettre un terme. Les policiers demandent notamment de combler les «graves lacunes» du concordat sur les entreprises de sécurité privées, limité par ailleurs aux seuls cantons romands.
Présente à l’assemblée, la ministre Eveline Widmer-Schlumpf s’est exprimée pour la première fois sur la question. Selon elle, ces infiltrations sont un «problème», que le Gouvernement devra examiner. Même si la surveillance des sociétés de sécurité privées relève de la compétence des cantons, la ministre admet que ses services seront «peut-être» amenés à proposer une loi au plan fédéral.
De son côté, la vice-présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de Justice et Police Karin Keller-Suter estime que les sociétés privées ne doivent plus infiltrer des mouvements politiques. Samedi matin, elle a dit à la radio alémanique DRS que la Conférence préparait une extension du concordat romand à l’ensemble du pays.
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