Le politique presse le gendarme des marchés
Les banques suisses doivent revoir leur politique de rémunération, estime la commission des finances de la Chambre haute du Parlement. Une commission qui exige de l'autorité de surveillance des marchés financiers FINMA qu'elle élabore des directives d'ici fin mai.
Sur le fond, la commission ne remet pas en question l’attribution d’indemnités à hauteur de plus de deux milliards de francs aux employés d’UBS.
«On ne veut pas perdre de l’énergie dans un combat stérile; il n’y a pas eu de faute majeure», dit le sénateur radical Didier Burkhalter pour justifier l’absence de critiques.
Ceci dit, la commission «regrette une communication pas suffisamment structurée et claire» en ce qui concerne la politique salariale de la grande banque soutenue par les pouvoirs publics.
Mais plutôt que de s’arrêter au cas d’UBS, les conseillers aux Etats veulent accélérer les travaux de la FINMA. Elle doit publier d’ici fin mai les directives concernant la politique de rémunération des établissements bancaires suisses.
Les directives devront viser à «éviter les incitations à la prise de risque inconsidérée, à encourager la réussite durable des entreprises et à respecter les standards définis au plan international».
Concernant l’emprunt à conversion de 6 milliards octroyé par la Confédération à UBS, plusieurs options sont ouvertes. Mais la commission aimerait précipiter le mouvement vers un désengagement. Sa majorité n’est pas favorable à ce que l’Etat reste actionnaire de la banque.
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